Marguerite Naseau (parfois orthographié «Nezot»), surnommée la «première fille de la charité», est née le [1] et mourut fin février 1633.
Jeune vachère de Suresnes, près de Paris, elle voulut apprendre à lire et à écrire pour être en mesure d'enseigner aux petites filles des villages environnants. Elle acheta un alphabet et, en demandant au curé de Suresnes, au vicaire et à toute personne qui savait lire, comment se prononçaient les lettres et les mots, elle parvint à savoir lire. Les moqueries de son entourage ne faisaient que renforcer sa détermination[2], malgré les jeûnes forcés et les longues marches dans la campagne. Elle suscite des vocations et elle est bientôt imitée par d'autres femmes[3].
Elle n'hésita pas à céder son lit de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à une pestiférée, dont elle contracta bientôt le mal. Elle fit joyeusement ses adieux à la communauté et se dirigea simplement vers l'hôpital Saint-Louis (Paris), où elle mourut peu après, à l'âge de 39 ans[2].
«Sœur Marguerite Naseau apprenant à lire en gardant ses troupeaux à Suresnes en 1627».
«Sœur Marguerite Naseau quitte sa compagne et va mourir de la peste à l'hôpital Saint-Louis à Paris».
À Clichy, un établissement scolaire catholique (école et collège), ouvert en 2020, porte son nom: «Soeur Marguerite»[6], et un vitrail (du début du XXIesiècle) de l'église Saint-Médard lui est consacré.
L'ouverture de son procès en canonisation est souhaitée par l'évêque de Nanterre. Le , la congrégation pour la Cause des saints autorise le transfert de compétence du diocèse de Paris au diocèse de Nanterre à cette fin[7]. À l'automne 2025, un processus de béatification est lancé par l'Assemblée plénière des évêques de France[3].
Notes et références
↑Matthieu Frachon, avec le concours de la Société d'histoire de Suresnes, «C’est arrivé en été à Suresnes», Suresnes Mag n°309, , p.39 (lire en ligne).
123Article réalisé avec le concours de la Société d'histoire de Suresnes, «Suresnes, une histoire au féminin», Suresnes Mag n°305, , p.38-39 (lire en ligne).