Marguerite Rutan

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Date de naissance
Lieu de naissanceMetz, royaume de France
Date de décès (à 57 ans)
Marguerite Rutan
Image illustrative de l’article Marguerite Rutan
Marguerite Rutan peu avant son exécution.
Bienheureuse, religieuse, martyre
Date de naissance
Lieu de naissance Metz, royaume de France
Date de décès (à 57 ans)
Lieu de décès Dax, France (Première République)
Autres noms Sœur Marguerite Rutan
Nationalité Française
Ordre religieux Filles de la charité
Vénéré à Diocèse d'Aire et Dax
Béatification  Dax
par Philippe Breton, évêque d'Aire et Dax
Vénéré par Église catholique
Fête 9 avril

Marguerite Rutan, née le à Metz et morte guillotinée le à Dax, est une religieuse française des Filles de la charité, active dans le domaine hospitalier et l'action sociale. Elle est arrêtée et guillotinée durant la Terreur.

Reconnue martyre, elle est déclarée bienheureuse le . Sa fête est le .

Issue d'une famille très modeste et comprenant quinze enfants, Marguerite Rutan naît le , à Metz, place forte des Trois-Évêchés. Se sentant appelée par Dieu, elle décide de devenir religieuse et entre dans la congrégation des Filles de la charité, en 1757[1],[2].

Elle est la première supérieure de l'hôpital Saint-Eutrope de Dax, où elle s'installe avec cinq autres religieuses. Elle y ouvre une école pour garçons et filles en 1779, fait construire une chapelle, accueille les filles abandonnées et œuvre dans l'action sociale[3],[4].

Pendant la Révolution française, l'évêque constitutionnel, Mgr Saurine, s'oppose à leur expulsion et demande leur maintien. Lorsque les ordres religieux sont supprimés, les sœurs, sous le nom de « dames de la charité », continuent leur même travail au service des pauvres[2].

Pendant la Terreur, elle est emprisonnée au couvent des Carmes, avec les autres religieuses de l’hôpital et accusée d'avoir « par son incivisme, cherché à corrompre et à ralentir l'esprit révolutionnaire et républicain[5] ». Le tribunal révolutionnaire la condamne à mort « en haine de la foi et de la religion » le . Elle est guillotinée le lendemain 20 germinal an II, soit le [4]. Peu de temps plus tard, la municipalité de Dax fait à sa mémoire une réparation publique et officielle, exprimant ses regrets d'avoir vu disparaître une femme qui n'avait jamais fait que du bien[6].

Béatification

Le , elle est reconnue par l'Église martyre en haine de la foi, et est déclarée vénérable. Elle est béatifiée[7] à Dax le par Philippe Breton, évêque du diocèse d'Aire et Dax, en présence du nonce apostolique[2]. Sa fête est fixée au selon le Martyrologe romain[8].

Sources bibliographiques

Notes et références

Voir aussi

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