Marguerite de Lalancy
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Doris Marguerite Gerig |
| Autres noms |
M. de Lalancy |
| Nationalité | |
| Activité |
Marguerite de Lalancy, née Doris Marguerite Gerig[Note 1] le en Allemagne et morte le à Lausanne, est une photographe suisse d'origine autrichienne, principalement portraitiste.
Jeunesse et famille
D'origine autrichienne, Doris Marguerite Gerig naît en 1885 en Allemagne, fille de Guillaume Gerig et Hermine Hey[1],[2]. En 1905, la famille s'établit en Suisse, à Corseaux dans le canton de Vaud. L'année suivante, Marguerite Gerig épouse à Genève Antoine de Lalancy, un photographe d'origine austro-hongroise[3],[4]. Le couple s'installe à Genève, où Antoine de Lalancy a son atelier — 2 rue de Candolle, puis 3 rue du Mont-Blanc.
En 1921, Marguerite de Lalancy donne naissance à Lausanne à un garçon, Guy. Veuve en 1926, elle est naturalisée suisse en 1930, tout comme son fils[1]. Étudiant en chimie, ce dernier meurt accidentellement en 1943, alors qu'il sert à l'armée avec le grade de caporal[5],[6]. Son nom est donné a un prix d'excellence décerné par le collège secondaire de Béthusy à Lausanne[7].
Carrière
Formée à la photographie aux côtés de son mari, Marguerite de Lalancy ouvre en 1919 à Lausanne — 5, place Saint-François (maison Manuel, 4e étage[8]) — un atelier succursale de celui de Genève, dont elle assure elle-même la direction[1],[9]. Le lieu devient rapidement « un des meilleurs salons de photographie d'art » de la ville et Marguerite de Lalancy une portraitiste reconnue d'enfants, de femmes, de familles, et de personnalités vaudoises[10]. Elle s'établit principalement à Lausanne après la mort de son mari, en 1926, tout en continuant un temps d'officier ponctuellement rue du Mont-Blanc à Genève[11].
À l'issue de près de 50 ans d'exercice à Lausanne, Marguerite de Lalancy meurt en 1971[12]. Sans héritier direct, elle lègue par testament la presque totalité de sa fortune, soit 260 000 francs, à des œuvres de bienfaisance et d'utilité publique[13]. Son fonds photographique, comprenant 40 000 tirages et négatifs, est déposé à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne[14].
Collections
- Fonds Marguerite de Lalancy, Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne[14]
- Collections des musées de la Ville de Lausanne[15]
Expositions collectives
- Lausanne. Regards sur la ville, 1900-1939, Lausanne, Musée historique, 2001[16]
- Vom General zum Glamour Girl, Bern, Bibliothèque nationale suisse, 2006
Bibliographie
- Élisabeth Bréguet, 100 ans de photographie chez les Vaudois, 1839-1939, Payot, 1981[16]
- Lausanne. Regards sur la ville, 1900-1939, Lausanne, Musée historique, 2001
- Vom General zum Glamour Girl. Ein Portrait der Schweiz, Basel, Schwabe, 2005