Margueron
commune française du département de la Gironde
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Margueron est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).
| Margueron | |||||
La mairie (juil. 2009). | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Gironde | ||||
| Arrondissement | Libourne | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Foyen | ||||
| Maire Mandat |
Patrick Festal 2020-2026 |
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| Code postal | 33220 | ||||
| Code commune | 33269 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Margueronnais | ||||
| Population municipale |
365 hab. (2023 |
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| Densité | 27 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 45′ 47″ nord, 0° 15′ 01″ est | ||||
| Altitude | Min. 49 m Max. 132 m |
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| Superficie | 13,57 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Réolais et des Bastides | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | www.margueron.net | ||||
| modifier |
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Ses habitants sont appelés les Margueronnais[1].
Géographie
Localisation
La commune de Margueron se situe aux confins est du département de la Gironde en limite des départements de la Dordogne et de Lot-et-Garonne, à 77 km à l'est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 49 km à l'est-sud-est de Libourne, chef-lieu d'arrondissement et à 9,5 km au sud de Sainte-Foy-la-Grande, chef-lieu de canton[2].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes en sont Ligueux au nord, Monestier (Dordogne) au nord-est, Loubès-Bernac (Lot-et-Garonne) au sud-est, Villeneuve-de-Duras (Lot-et-Garonne) au sud, Riocaud à l'ouest-sud-ouest, Les Lèves-et-Thoumeyragues à l'ouest et La Roquille au nord-ouest.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[6]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 831 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bergerac à 21 km à vol d'oiseau[9], est de 13,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 792,9 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,1 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Margueron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (41,4 %), forêts (19,8 %), zones agricoles hétérogènes (19,7 %), terres arables (14,1 %), prairies (2,7 %), zones urbanisées (2,2 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Voies de communication et transports
La principale voie de communication routière de la commune est la route départementale D708 qui relie Sainte-Foy-la-Grande au nord-nord-ouest à Duras (Lot-et-Garonne) au sud-sud-ouest.
L'autoroute la plus proche est l'autoroute A89 (Bordeaux-Lyon) dont l'accès
12 Montpon est distant de 29 km par la route vers le nord-nord-ouest.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est celui de
4 La Réole distant de 44 km par la route vers le sud-sud-ouest.
La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 9,5 km par la route vers le nord-nord-ouest, de Sainte-Foy-la-Grande sur la ligne Libourne-Sarlat du TER Nouvelle-Aquitaine.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Margueron est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible)[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2009[19],[17].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 213 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 213 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[22].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1995, 2005 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[17].
Histoire
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].
En 2023, la commune comptait 365 habitants[Note 2], en évolution de −8,06 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments

L'église Saint-Martin du XVIe siècle est inscrite par les Monuments historiques depuis 1925[28].
L'église, construite vers la fin du gothique, démembrée du diocèse d'Agen, a particulièrement souffert des rudes guerres de religion dans ce pays foyen. C'est ainsi qu'en 1680, seul un tiers de l'édifice primitif est utilisé pour le service divin. En 1692, Jacques Andraut, curé de Sainte-Foy et prieur de Margueron, en entreprend la reconstruction. En 1698, un procès-verbal de visite décrit une église rebâtie « tout à neuf sur les anciens fondements »[29].- Le monument aux morts, situé près de l'église Saint-Martin, surmonté de la statue du Poilu au repos, réalisée par Étienne Camus.

