Elle travaille pour la chaîne indépendante Dojd (en cyrillique Дождь, soit «la pluie») et y anime une émission de décryptage de la désinformation russe, nommée Fake News.
Émission Fake News
Maria Borzunova, avec son collègue Ilya Shepelin, anime à partir de 2018 «Fake News», une émission hebdomadaire de décryptage de la propagande de la Russie, diffusée par les médias gouvernementaux ou acceptant la ligne éditoriale du gouvernement russe. Elle analyse notamment la version des faits présentée par la chaîne Rossiya 1 lors de la tuerie du lycée technique de Kertch, ou l'utilisation par NTV d'acteurs pour jouer le rôle de personnes interrogées à propos du contentieux relatif aux îles Kouriles[1]. Dès 2019, elle démontre la tendance des médias russes à détourner l'attention des téléspectateurs des problèmes inhérents à la Russie en attirant leur attention sur des conflits similaires, éventuellement déformés ou sortis de leur contexte en Occident[2]
Elle démonte également en 2021 le soudain intérêt des médias russes pour Alexeï Navalny et l'obsession de ceux-ci pour la confrontation avec les États-Unis[3].
L'émission qu'elle anime est qualifiée d'«élément très important du paysage médiatique, [permettant] de décoder ce qui se passe à la télévision»[3].
Par la suite, elle reprend son travail de journaliste dans les nouveaux bureaux de Dojd à Riga, en Lettonie. Son émission Fake News est intégrée aux programmes de la chaîne franco-allemande Arte[6],[7].
12(en) Lucian Kim, «Russian Show 'Fake News' Wages Lone Battle Against The Kremlin's TV Propaganda», WFDD(en), (lire en ligne).
↑(en) Pjotr Sauer et Ruth Michaelson, «‘It was game over’: Russian journalists flee to Istanbul after Putin’s shutdown», The Guardian, (ISSN0261-3077, lire en ligne).
↑Delphine Nerbollier, «Maria Borzunova, journaliste russe en exil et visage de la lutte contre la propagande», La Croix, (ISSN0242-6056, lire en ligne).