Maria Britneva
From Wikipedia, the free encyclopedia
Maria Britneva, baronne St Just, née le 2 juillet 1921 à Petrograd (Russie) et morte le 15 février 1994 à Londres, est une actrice russo-britannique, connue aussi pour son rôle d’amie proche et d’exécutrice littéraire du dramaturge Tennessee Williams.
Biographie
Jeunesse et formation
Maria Alexandrovna Britneva est née en 1921 à Petrograd. Sa mère, Mary (Mary / Maria) Britneva, est britannique par naissance et fille de Charles Herbert Bucknall. Son père, Alexander Britnev, était médecin et servit dans l’Armée rouge ; il fut exécuté lors des purges staliniennes vers 1930 et réhabilité en 1969[1],[2].
Quand Maria a environ treize mois, sa mère quitte la Russie avec elle et son frère Vladimir pour s’installer en Angleterre, à Hammersmith. Sa mère gagne sa vie comme traductrice du russe et du français, notamment de Tchekhov. Maria étudie le ballet auprès de Tamara Karsavina, mais ne poursuit pas une carrière de danseuse à l’âge adulte. Elle suit une formation d’actrice au London Theatre Studio (Michel Saint-Denis) et travaille ensuite dans la troupe de John Gielgud. Certaines critiques la jugeront peu convaincante comme actrice[2].
Carrière artistique
Maria Britneva intervient de façon occasionnelle au cinéma, souvent dans des rôles mineurs. Elle apparaît dans plusieurs films, notamment Chambre avec vue (1985) et Maurice (1987)[3].
Liens avec Tennessee Williams
En 1948, elle rencontre Tennessee Williams chez John Gielgud, et ils entretiennent une amitié profonde et durable. Elle est parfois présentée comme étant l’inspiration de Maggie la Chatte dans La Chatte sur un toit brûlant. Williams la désigne co-fiduciaire du trust constitué pour sa sœur Rose, rôle qui la rend par la suite exécutrice littéraire de ses œuvres. Elle défend activement l’intégrité des productions de Williams après sa mort[2],[1].
Vie personnelle
En 1956, elle épouse Peter Grenfell, deuxième Lord St Just. Le couple a deux filles. Elle s’installe en Angleterre tout en maintenant des liens étroits avec le milieu littéraire et théâtral, notamment à travers Tennessee Williams[2].
Dernières années et décès
Maria Britneva continue de veiller sur l’œuvre de Williams jusqu’à sa mort en 1983. Elle publie *Five O'Clock Angel*, une correspondance de Tennessee Williams à Maria St Just, couvrant 1948-1982[4]. Elle meurt à Londres le 15 février 1994 des suites d’une insuffisance cardiaque aggravée par de l’arthrite rhumatoïde[4].
Œuvres principales
- *Five O'Clock Angel : Letters of Tennessee Williams to Maria St. Just, 1948-1982* (1990) – éditeur de la correspondance[4].