Maria Brontë
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Maria Brontë ([N 1] - ) est l'aînée de la famille littéraire des Brontë qui donne à l'Angleterre trois écrivaines au XIXe siècle.
Elle entre à l'école de jeunes filles de Cowan Bridge (Clergy Daughters' School) avec sa sœur Elizabeth en , pour y être rejointe en août par Charlotte, et en novembre par Emily[1]. Elle en est retirée précipitamment par son père l'année suivante ; elle meurt de la tuberculose quelques semaines après être rentrée chez elle, bientôt suivie par la cadette Elizabeth.
Les mauvais traitements qu'elle subit à Cowan Bridge et sa mort marquent profondément Charlotte Brontë, qui les dénonce dans son roman Jane Eyre (publié en 1847), où Maria apparait sous les traits d'Helen Burns.
En , après la mort de sa mère, Maria est placée avec sa sœur Elizabeth à The Clergy Daughters' School de Cowan Bridge, institution victorienne dite charitable, pour « y recevoir une bonne éducation et y apprendre les bonnes manières ». Elle doit bénéficier d'une éducation poussée, susceptible de lui permettre de devenir gouvernante. Elle y est rejointe en août par Charlotte, et en novembre par Emily[1].
Elle est décrite comme très adulte, témoignant d'une grande intelligence, et s'efforçant de tenir auprès de ses sœurs le rôle laissé vacant par la mort de leur mère[1]. À Cowan Bridge, elle ne connaît que le froid, la faim et les privations. Elle en est retirée avec la tuberculose qui emporte aussi sa sœur Elizabeth, quelques semaines plus tard. Elle meurt à l'âge de 11 ans.
Selon Elizabeth Gaskell, première biographe de Charlotte Brontë,
« Maria était délicate, exceptionnellement intelligente et profonde pour son âge, douce, et désordre. Bien supérieure par son esprit à tous ses camarades de jeux, elle se sent solitaire au milieu d'eux. D'autre part, elle fait montre de quelques défauts qui agacent ses professeurs, dont elle subit la constante disgrâce. »
Mrs Gaskell se fait l'écho des mauvais traitements, en particulier de ceux infligés par Miss Andrews, qu'elle ne nomme pas. Si Charlotte ne lui a pas donné beaucoup de renseignements, elle se réfère à un témoin qu'elle appelle my informant (mon informateur) qui raconte un épisode de la vie scolaire. Maria, très malade, venant juste de recevoir une ventouse, est tirée hors de son lit par Miss Andrews, forcée à s'habiller et, ensuite punie pour être arrivée en retard. Le visage de ce témoin, ajoute-t-elle, « flashed out with undying indignation (« s'enflammait d'une indignation inextinguible »)[2].
