Maria Janion
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Université de Varsovie (jusqu'en ) |
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| A travaillé pour |
Université de Gdańsk Université de Varsovie Institute of Literary Research, Polish Academy of Sciences (d) |
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Académie polonaise des sciences Association des écrivains polonais (en) Towarzystwo Naukowe Warszawskie (en) Académie polonaise des arts et sciences Union des écrivains polonais (en) |
| Distinctions | Liste détaillée Docteur honoris causa de l'université de Gdańsk () Prix Kazimierz-Wyka () Médaille d'or du Mérite culturel polonais Gloria Artis () Paszport Polityki () Commandeur de l'ordre national du Mérite () Citoyen d'honneur de Varsovie () Prix Jan-Paradowski du PEN Club polonais (d) () |
Maria Janion (née le à Monki, au nord-est de la Pologne et morte le à Varsovie[1]) est une historienne de la littérature, des idées et de l'imagination polonaise.
Elle a consacré sa carrière universitaire de chercheuse à la culture polonaise des XIXe et XXe siècles. Elle a formé des générations d'humanistes, d'écrivains, de journalistes, de scientifiques, d'universitaires, d'éditeurs et d'enseignants.
Critique littéraire, spécialiste du romantisme polonais et européen, elle est membre de l'Académie polonaise des sciences, directrice de recherche à l'Institut de recherches littéraires[2]
Elle est connue également pour son engagement féministe et ses engagements aux côtés de l'opposition démocratique dans les années 1970 et 1980, après avoir vainement essayé de combattre dès 1968 pour la démocratie au sein du parti ouvrier unifié polonais auquel elle a adhéré pendant ses études.
Maria Janion, après avoir passé son enfance et fait ses études secondaires à Wilno, fait après la fin de la guerre ses études de lettres polonaises dans les universités de Łódź et de Varsovie[2], avant de commencer comme assistante une carrière universitaire qu'elle terminera comme Professeur.
En mars 1968, elle perd son poste. Son enseignement, qui encourageait les étudiants à se forger leur propre réinterprétation, souvent très éloignée des canons officiels, du patrimoine littéraire polonais, ne pouvaient qu’inquiéter les autorités communistes[3].
Elle participe à l’action clandestine de la Société Towarzystwo Kursów Naukowych, dont le but était de pallier les failles de l’enseignement officiel en dispensant un savoir épargné par la censure. En , elle fait partie des signataires de l’appel des intellectuels à soutenir la grève des ouvriers des chantiers navals[3].
Elle prend part en 1981 au Congrès indépendant de la Culture polonaise, qui est brutalement interrompu le par la proclamation de l’état de guerre[3].
Après la chute du régime communiste, elle poursuit son engagement au service de la société démocratique qui se met en place ; elle est notamment active dans le développement du mouvement intellectuel féministe en Pologne et soutient des initiatives civiques en faveur d’une société polonaise ouverte, combattant toutes les formes de préjugés[3].
Prix
Maria Janion a reçu de nombreux prix et distinctions pour plusieurs de ses livres ou l'ensemble de son œuvre, notamment :
- le prix Anton-Bruckner pour Zygmunt Krasiński : debiut i dojrzałość (Zygmunt Krasiński : des débuts à la maturité)
- le prix scientifique de la PAN en 1978 pour Gorączka romantyczna (La fièvre romantique) et en 1979 pour Romantyzm i historia (Le romantisme et l'histoire), écrit avec M. Żmigrodzka
- le prix de la fondation américaine de New York Fundacja Jurzykowskiego en 1980
- le prix Kazimierz-Wyka en 2001
Décorations
Maria Janion est notamment :
- titulaire de la médaille d'or du Mérite culturel polonais Gloria Artis en 2007
- commandeur de l'ordre national du Mérite français en 2012[4].