Maria Labrecque Duchesneau

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Maria Labrecque Duchesneau, née le 12 mai 1953 à Freligshburg dans le comté de Missisquoi, est fondatrice et directrice générale de l'organisme québécois Au coeur des familles agricoles. Elle est surnommée « l'ange gardien de la ruralité »[1].

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Maria Labrecque-Duchesneau
Biographie
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Docteure honoris causa de l'université McGill (d)
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Biographie

Maria Labrecque est la fille de Paul Labrecque et Lucille Houle. Elle a grandi dans une famille de 14 enfants sur la ferme laitière de plus de 100 vaches en lactation de son père, une ferme ayant déjà appartenu au premier ministre québécois Adélard Godbout (1892-1956). Le 12 mai 1973, elle épouse Dollard Duchesneau, avec qui elle a deux enfants, Simon et Amélie. En 1988, Maria Labrecque étudie en psychologie sociale à l'Université du Québec à Montréal. En 1998, elle complète des études en soins palliatifs et accompagnement de fin de vie. Maria Labrecque Duchesneau vit aujourd'hui à Marieville.

  • De 1989 à 1992 : intervenante auprès de la clientèle âgée en hébergement à la Résidence de Napierville.
  • De 1992-1993 : directrice générale de projets aux Services d'études pour les enfants du primaire.
  • En 1995 : directrice de projets à la Fondation Henri-Goupil.
  • De 1996 à 1998 : directrice générale de Points Santé, centre de fin de vie / hébergement palliatif.
  • 1998 : directrice générale de Foi et culture à Granby, accompagnement sur la culture religieuse.
  • De 1999 à 2000 : conseillère animatrice du Centre régional d'établissement en agriculture (CRÉA). Pendant un temps, elle rédige une chronique mensuelle dans le magazine La Terre de chez nous.
  • En 2008 : nomination au Conseil de la famille et de l'enfance par le gouvernement du Québec, au sein duquel elle représente le milieu rural.
  • De 1999 à 2016 : fondatrice et directrice générale d’ACFA axé sur une réponse aux nombreux besoins des familles agricoles. Le nom « ACFA » est un clin d’œil à Au cœur de la pomme, un important verger de Frelighsburg là où Maria est née.

Vie professionnelle

Le parcours professionnel de Maria Labrecque Duchesneau est marqué par son implication dans le secteur agricole ainsi que dans le milieu de la santé .

Conseillère animatrice, de 1999 à 2000, au Centre régional d'établissement en agriculture (CRÉA), un organisme offrant un accompagnement lors du processus de transfert ou d’établissement de la relève, elle prend connaissance des difficultés qui affectent le monde agricole québécois : taux de suicide élevé, détresse psychologique, peu ou pas de relève, isolement, etc., sans ressources adaptées à la réalité agricole pour adresser adéquatement tous ces problèmes. Elle quitte alors le CRÉA et fonde Au cœur des familles agricoles (ACFA)[2], un organisme visant à améliorer le bien-être du monde agricole par de l’accompagnement, du soutien, des actions de dépistage et de prévention et aussi visant « à offrir des services psychosociaux de première ligne favorisant l’amélioration du bien-être des familles agricoles sur tout le territoire du Québec »[3]. Dans le cadre de ses fonctions à l'organisme Au coeur des familles agricoles, elle a mis sur pied une ligne téléphonique d'aide et de soutien, animé des conférences destinées aux familles agricoles puis par la suite aux intervenants du milieu de la santé dans le secteur agricole, créé la fonction de « travailleurs de rang » et organisé plusieurs événements, dont le premier colloque sur la santé et la ruralité au Québec, Mieux connaître l'agriculture pour mieux comprendre l'agriculteur et sa famille, à Drummondville, en février 2007[4].

En décembre 2008, à titre de directrice de l'organisme Au coeur des familles agricoles, Maria Labrecque Duchesneau met sur pied « Le club des agriculteurs gais du Québec », qui deviendra Fierté agricole en 2012[5]. Depuis lors, grâce à cette initiative l'homosexualité est de moins en moins un sujet tabou en milieu rural.

En 2012, elle rédige et publie un guide de bon voisinage : « Au cœur de la réalité agricole ». Cet ouvrage, conçu par ACFA, avec l’étroite collaboration d’agronomes chevronnés, entend faciliter la compréhension et favoriser une cohabitation harmonieuse entre les nouveaux arrivants et la communauté rurale agricole et entre les membres de la communauté elle-même. Non seulement se donne-t-il pour mission de renverser les préjugés qui font obstacle à la bonne entente, il s’inspire aussi de la sagesse d’un simple principe : « comprendre, c’est s’adapter ».

En 2013, elle travaille également à la création de la Maison ACFA de Saint-Hyacinthe, une maison de répit visant à répondre aux besoins en santé psychologique des hommes et des femmes du milieu agricole[6]. Maria Labrecque est également reconnue pour le nouveau modèle d'intervention sociale qu'elle a mis en place, le travail de rang, inspiré du travail de rue. Le service est désormais déployé dans toutes les régions du Québec[7].

En devenant intervenante psychosociale en milieu rural, Maria Labrecque Duchesneau fait figure de pionnière en la matière tant au Québec qu’au Canada. Elle est alors de toutes les tribunes pour une seule et unique cause : promouvoir, défendre, être au service sans retenue des personnes qui pratiquent le travail de la terre. Au fil des ans, elle est intervenue à la fois dans les médias, les domaines de la santé et des services sociaux, et dans chaque organisme lié à la pratique de l’agriculture ou la ruralité (ministères, ordres professionnels, Union des producteurs agricoles (UPA), associations, fédérations, etc.).

Femme d’action, par sa détermination dans le monde agricole, et ce, à titre de fondatrice et directrice générale d’ACFA, elle a été surnommée - et pour cause - l’« ange gardien du monde agricole » ou la « mère Térésa de l'agriculture ». Ce qu’elle a réalisé est immense. Maria Labrecque Duchesneau a été et demeure un phare dans la vie de plusieurs agriculteurs québécois et de leurs familles.

Des prix pour ACFA

Au fil des années, grâce au travail de Maria Labrecque Duchesneau, ACFA a reçu les mentions et honneurs suivants :

  • 2002 : Prix du projet collectif au concours « Initiatives de prévention à la ferme » de l’Union des producteurs agricoles (UPA) au niveau régional en Montérégie-Est et au niveau provincial lors du congrès de la Confédération de l’UPA du Québec;
  • 2003 : Prix Méritas des Groupes-conseils agricoles du Québec;
  • 2003 : Prix d’excellence canadien en agroalimentaire, catégorie « bénévolat », remis par le ministre fédéral de l’Agriculture, Lyle Vanclief ;
  • 2007 : Prix Hommage remis par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), Laurent Lessard ;
  • 2009 : Prix Projet d’innovation par excellence, décerné par le Conseil québécois LGBT (CQ-LGBT) lors de la 6e édition édition du Gala Arc-en-ciel. Ce prix était attribué à un organisme pour un projet contribuant à l’avancée de la communauté LGBT soit la création du premier club d’homosexuels en agriculture au Canada (maintenant Fierté agricole);
  • 2011 : Prix Cohabitation remis à Jean-Claude Poissant, président du conseil d’administration d’ACFA, lors de la soirée Reconnaissance des producteurs agricoles de la Fédération de l’UPA de Saint-Jean-Valleyfield pour la publication du Guide du bon voisinage;
  • 2012 : Prix Honoris causa remis au gala CÉRÈS tenu au Salon de l’agriculture;
  • 2012 : Prix d’excellence du Réseau de la santé et des services sociaux (prix spécial attribué par la ministre déléguée, Mme Véronique Hivon);
  • 2013 : Prix Bon coup remis au gala Agristar de la Fédération de l’UPA de la Montérégie;

Prix et honneurs

Publications

Maria Labrecque Duchesneau a rédigé de nombreux textes dans différents magazines dont La terre de chez nous, un hebdomadaire publié depuis 1929 par l’Union des producteurs agricoles (UPA), y tenant une chronique « Agricolement vôtre », mais aussi dans le bulletin d’information de Gestion agricole Canada -  auparavant le Conseil canadien de la gestion d’entreprise agricole (CCGEA) - et également dans Primeurs maraîchères, le média de l’actualité maraîchère publié par l’Association des producteurs maraichers du Québec (APMQ).

Chacun de ces textes répondait ou faisait écho soit à l’actualité, à une prise de position dans l’opinion publique, à l’humeur du moment ou encore à une préoccupation sensible de l’auteure. Ces textes sont nécessairement courts pour répondre aux contraintes contextuelles de publication en magazine.

Agricolement vôtre

Textes disponibles en ligne dans le site web de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

  • « Le temps c’est important » – chronique inaugurale (La terre de chez nous, 24 octobre 2002, p. 33)
  • « Une belle femme » (La terre de chez nous, 5 décembre 2002, p. 55)
  • « Le Père Noël existe-t-il ? » (La terre de chez nous, 26 décembre 2002, p. 29)
  • « Le suicide… ça vous regarde ! » (La terre de chez nous, 6 février 2003, p. 21)
  • « Une caresse, SVP ! » (La terre de chez nous, 6 mars 2003, p. 51)
  • « Connaissez-vous les règles du jeu ?! (La terre de chez nous, 3 avril 2003, p. 49)
  • « Difficile de pardonner » (La terre de chez nous, 5 juin 2003, p. 22)
  • « Brisez la routine » (La terre de chez nous, 3 juillet 2003, p. 15)
  • « La pauvreté commence par le cœur » (La terre de chez nous, 2 octobre 2003, p. 34)
  • « Un chapelet sur ma corde à linge » (La terre de chez nous, 20 novembre 2003, p. 20)
  • « 50 ans… ce n’est pas la fin du monde ! » (La terre de chez nous, 18 décembre 2003, p. 12)
  • « Meilleurs vœux » (La terre de chez nous, 25 décembre 2003, p. 24)
  • « Un matin pas comme les autres » (La terre de chez nous, 12 février 2004, p. 31)
  • « Une vieille mitaine » (La terre de chez nous, 4 mars 2004, p. 26)
  • « Journée de la bonne nouvelle » (La terre de chez nous, 1er avril 2004, p. 51)
  • « L’importance de faire son deuil » (La terre de chez nous, 1er juillet 2004, p. 27)
  • « Allô… j’écoute » (La terre de chez nous, 5 août 2004, p. 17)
  • « La liberté de choisir » (La terre de chez nous, 2 septembre 2004, p. 34)
  • « Prendre le taureau par les cornes » (La terre de chez nous, 11 novembre 2004, p. 45)
  • « Tiens… v’là le bonheur » (La terre de chez nous, 2 décembre 2004, p.35)
  • « Le temps pour le dire » (La terre de chez nous, 6 janvier 2005, p. 35)
  • « Trop jeune pour partir, trop tard pour agir » (La terre de chez nous, 17 mars 2005, p. 28)
  • « Un cadeau inattendu » (La terre de chez nous, 5 mai 2005, p. 35)
  • « Un lendemain difficile » (La terre de chez nous, 9 juin 2005, p. 25)
  • « Le retour » (La terre de chez nous, 7 juillet 2005, p. 39)
  • « Bonjour et merci ! » (La terre de chez nous, 1er septembre 2005, p. 21)
  • « Histoires urbaines » (La terre de chez nous, 13 octobre 2005, p. 43)
  • « Les douleurs qui dérangent » (La terre de chez nous, 10 novembre 2005, p. 24)
  • « Quand le nid est trop plein » (La terre de chez nous, 1er décembre 2005, p. 35)
  • « Un jeu de gagnants » (La terre de chez nous, 19 janvier 2006, p. 33)
  • « En milieu rural… combattons les préjugés ! » (La terre de chez nous, 20 décembre 2007, p. 26-27)

Divers

  • « La santé mentale en milieu rural »
  • « Ouste la routine ! Bienvenue la vraie vie ! »
  • « La santé et la ruralité mettent la table pour une plus grande complicité »
  • « Une ferme dans le bas de Noël ! »
  • « Le silence de la souffrance »
  • « Apprivoiser le bonheur, un désir légitime »
  • « Quand la vie prend de l’âge ! »
  • « Quand le stress vous parle trop »
  • « Savoir en rire, ça fait santé »
  • « Une histoire de prostate »
  • « Une surprise pour maman »
  • « Le temps d’agir » (février 2006)
  • « Quel type de gestionnaire êtes-vous ? » (repris dans le journal Primeurs maraîchères, mai 2007)
  • « De vraies vacances : un plaisir nécessaire » (septembre 2007)
  • « L’écoute… au cœur de la prévention du suicide » (octobre 2007)
  • « La solidarité » (juin 2008)
  • « Comment se sortir d’un triangle amoureux lorsque la rivale est une entreprise agricole ? » (juillet 2008)
  • « Même si ça devait se produire dans seulement 50 ans… avez-vous votre passeport pour le grand voyage ? » (septembre 2008)
  • « Double exploit pour les parents en milieu agricole (octobre 2008)
  • « Les loisirs en agriculture, quels loisirs ? » (novembre 2008)
  • « L’histoire de Stella est peut-être aussi la vôtre ! » (novembre 2008)
  • « Les têtes heureuses… nouvelles têtes d’affiche en 2009 » (janvier 2009)
  • « Une femme et une ferme : pour le meilleur et pour le pire ! » (texte d’une conférence donnée le 2 octobre 2008 lors de l’AGA du Syndicat des agricultrices puis repris en février 2009)
  • « À vos parachutes ! Un, deux, trois, sautez ! » (avril 2009)
  • « La vie, comme un coup de dé ! » (juillet 2009)
  • « Je divorce, mais à quel prix ? » (août 2009)
  • « Achats impulsifs : savoir se dire « non » (novembre 2009)

Notes et références

Annexes

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