Mariage byzantin
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Le mariage était une institution importante à Byzance.
En ce qui concerne les gens qui vivaient hors du cadre établi par le mariage, il y a encore beaucoup de questionnement. Pour les femmes d'un milieu pauvre où leur père ou frère n'avait pas pu offrir de dot raisonnable aux prétendants, elles devenaient des femmes du milieu du spectacle ou des prostituées. Elles avaient aussi l'option d'entrer dans un couvent et de dédier leur vie à la religion. Il est clair que le mariage était définitivement la norme à Byzance[1].
Bien évidemment, les mariages devaient avoir lieu entre personnes de même statut social. Le modèle byzantin du mariage était celui d'un mari et d'une épouse qui était une « équipe en or ». Le mariage était vu comme un état d'harmonie entre deux partenaires qui devaient absolument se respecter et s'aider l'un l'autre[2].
Les lois
Dans le domaine des empêchements, il n'y eut que deux cas qui ont préoccupé l'Église et où celle-ci se devait d'appliquer des empêchements : le cas du mariage successif entre deux frères ou deux sœurs, surtout celui d'un homme avec la sœur de son épouse défunte, et celui du mariage d'un oncle avec sa nièce ou d'une tante avec son neveu. Ces empêchements qui étaient plutôt flous dans le cadre du droit romain sont entrés assez tôt dans le droit civil romain après une série de constitutions impériales introduites plus tard dans les codes théodosien et justinien.
L'âge légal pour une femme de se marier fut établi au VIIIe siècle dans les Ecloga. Celui-ci fut déterminé à 13 ans considérant le potentiel de fertilité et de maternité qu'offrait ce jeune âge. Le mariage se passait alors au début de l'adolescence[3].
À Byzance, les relations sexuelles étaient confinées au sein des limites institutionnelles définies par la loi et le mariage. Ainsi, l'idéal monogame dont l'Église a fait la promotion a été adopté, dans une certaine mesure, par les lois et l'État. Il était coutume d'assumer que si une femme se soumettait à des relations physiques avec un homme, cela voulait dire qu'elle consentait, ipso facto, au mariage. Son consentement formel était, bien entendu, essentiel, mais son consentement à des relations sexuelles créait une présomption du consentement au mariage[4].
Les mariages forcés ou les mariages dont le consentement avait été donné sous la contrainte était invalides. Le consentement des deux époux était demandé. Bien entendu, la question de la valeur du consentement n'est pas la même qu'aujourd'hui et il est fort probablement que celui-ci fut obtenu sous la pression du désir des parents de marier leurs enfants[5].