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Mariam Lamizana

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PrésidentBlaise Compaoré
GouvernementAdministration Paramanga Ernest Yonli
SuccesseurPascaline Tamini
Nom de naissanceMariam Lamizana
Mariam Lamizana
Fonctions
Ministre de l'Action sociale et de la
Solidarité nationale du Burkina Faso

(1 an et 2 mois)
Président Blaise Compaoré
Gouvernement Administration Paramanga Ernest Yonli
Successeur Pascaline Tamini
Biographie
Nom de naissance Mariam Lamizana
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Bobo Dioulasso Burkina Faso
Nationalité Burkinabè
Famille Beau-père: Aboubacar Sangoulé Lamizana (président du Burkina Faso de 1966 à 1980)
Diplômée de ISSRS
Université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne
Profession Assistante sociale, présidente de l'ONG voix de Femmes, conseillère aux Affaires sociales et humanitaires, directrice générale de la Solidarité nationale au ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale, secrétaire permanente du CNLPE au ministère de l’Action sociale et de la Famille.
Distinctions 2003: «Homme ou Femme de l'année»

2005: Prix Sakharov du Parlement européen pour la liberté de penser, 2025:une Stèle lui est décernée à la Rue des étoiles

Langue Français, Dioula
Résidence Ouagadougou

Mariam Lamizana est une femme politique et militante associative burkinabè. Née le dans la région du Guiriko à Bobo-Dioulasso, ville du Burkina Faso, elle occupe le poste de Ministre de l’Action sociale de 2002 à 2006. Durant cette période elle s'engage dans la lutte contre l'excision[1],[2]. Depuis 2000, elle préside l'ONG burkinabè Voix de Femmes qui promeut les droits des femmes et des enfants[3].

Formation

Mariam Lamizana est titulaire d’un diplôme d’État d’assistance sociale de l’Institut de service social et de recherches sociales (ISSRS) de Montrouge, en France. Elle est également titulaire d’une maîtrise en sociologie de l'université Paris-XII[1],[4].

Parcours professionnel

Après ses études en France en 1980, Mariam Lamizana retourne au Burkina Faso et enseigne la sociologie à l’Institut national d'Éducation (aujourd’hui appelé Institut pédagogique du Burkina). Quatre années plus tard soit en 1984, elle rejoint le ministère de l'essor familial du Guiriko. Ici on l'affecte à la direction provinciale de l’essor familial. Au cours de cette prise de fonction elle commence à s'engager pour la protection des droits de la femme et des enfants[1],[4].

En 1988, elle est la représentante du Burkina Faso auprès de la Commission des Nations unies pour la condition de la femme , et ce jusqu'en 1997. Par ailleurs elle devient la présidente du Comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CI-AF), une organisation internationale qui promeut les pratiques traditionnelles positives mais lutte contre celles qui sont néfastes à la santé des femmes et des enfants.

Pionnière dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF) au Burkina Faso[5],[6]elle fait de la lutte contre l'excision son cheval de bataille. Le 10 février 1997 , elle est la première secrétaire permanente du Comité national de lutte contre la pratique de l'excision (CNLPE) au ministère de l’Action sociale et de la Famille (MASF)[7]. Son mandat prend fin le 2 juin de l'an 2000[4]'.

Entre le 18 avril 2001 et le mois de juin 2002, elle occupe le poste de directrice générale de la Solidarité nationale au ministère de l’Action sociale et de la Solidarité nationale. Son passage à la tête de la direction la promulgue au poste de ministre de l’Action sociale et de la Solidarité nationale jusqu'au 6 janvier 2006[4],[8].

En Octobre 2007, elle occupe les fonctions de conseillère aux Affaires sociales et humanitaires du représentant spécial du facilitateur en Côte d’Ivoire. Ses fonctions prennent fin le 31 janvier 2011.

Après cette carrière professionnelle à promouvoir les droits des femmes, des enfants et des couches vulnérables, c'est finalement en 2011 que dame Lamizana prend officiellement sa retraite.

Engagement

Malgré la retraite Mariam Lamizana reste très active aux côtés des acteurs de la société civile pour la protection des droits des femmes et des enfants, notamment sur la question des violences liées au genre. Elle anime des conférences, des sessions de renforcement des compétences et participe à des rencontres nationales et internationales au cours desquelles elle partage son expérience. C’est sous sa responsabilité que la lutte contre la pratique des mutilations génitales féminines au Burkina Faso connait une structuration, avec la mise en place des programmes et des structures de lutte sur l’ensemble du territoire[5].

Pour témoigner de la reconnaissance de sa combativité, de son engagement depuis plusieurs années pour les droits des femmes et de tous les sacrifices qu’elle a consentis au plan familial professionnel pour la promotion de l’élimination des mutilations génitales féminines dans le monde, en Afrique et au Burkina Faso, le Fonds des Nations unies pour la population décerne depuis 2017 un « prix Mariam-Lamizana pour la promotion de l’élimination des MGF », qui récompense les meilleures productions des journalistes et communicateurs en matière de promotion de l’abandon des MGF[3],[9],[10],[11],[12].

Son engagement en faveur de la promotion de l'action sociale lui vaut le surnom de « Madame action sociale » en référence à la structure qu'elle a créé pour combattre les violences faites aux femmes et aux enfants au Burkina Faso[13].

Réalisations

Le , elle préside la célébration des 25 ans d'existence de l'ONG voix des femmes. Cette célébration est placée sous le thème «Voix de femmes, 25 ans d'expérience sur la promotion des droits des femmes et des enfants: quelles perspectives de résilience face aux défis sécuritaire, humanitaire, politique, et économique »[14].

, sous son leadership «Voix des femmes» remet un document de plaidoyer aux députés de l'assemblée nationale, objectif du plaidoyer: relancer la lutte contre les MGF au Burkina Faso[15].

Le , en tant que coordonnatrice du collectif des féministes du Burkina Faso[6] elle fait le lancement officiel du «Mouvement des  femmes et jeunes féministes du Burkina Faso»[16].

Vie privée

Belle-fille de feu Aboubacar Sangoulé Lamizana, ancien président de la Haute-Volta (actuel Burkina-Faso) de 1966 à 1980, Mariam Lamizana devient; au fil du temps, la fille de ce dernier dans la mémoire collective[1],[17],[18].

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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