Toutefois, il quitte le monastère une année plus tard et se rend à Rome dans une communauté nouvelle ad experimentum, la Famille de Marie fondée par l'Autrichien Joseph Seidnitzer(de), un personnage sulfureux, condamné trois fois à de la prison entre 1950 et 1960 pour des abus sexuels en série sur des adolescents qu’il saoulait. La communauté est également mise en cause de nombreuses dérives sectaires[2]. À Rome, il poursuit ses études et étudie la théologie catholique à l'université pontificale du Latran. En 1978, il part à Innsbruck pour devenir gestionnaire de la communauté. En 1990, il quitte cette communauté après être entré en conflit ouvert avec Joseph Seidnitzer(de) sur ses pratiques sectaires[3]. À propos de son appartenance à cette communauté de prêtres il dit par la suite: «Je sais combien il est facile de se perdre lorsqu'on recherche la vérité[3]».
Le le chapitre des moines de l'abbaye bénédictine de Saint-Otmarsberg l'élit Père-Abbé de la plus jeune abbaye de Suisse[1]. Il en devient le deuxième Père-Abbé en succédant à Ivo Auf der Maur(de). Le , il reçoit la bénédiction abbatiale des mains de l'évêque diocésain Ivo Fürer.
À partir du , il prend en charge ses fonctions et responsabilités[7]. À partir du , il est brièvement vicaire général chargé de la pastorale, de l'administration et de la représentativité du vicariat général des cantons de Zurich et Glaris[8].
Du au , il succède à Ernst Fuchs au poste de recteur du séminaire de Saint-Lucius à Coire[9].
À partir de 2014, il est vicaire épiscopal pour les communautés religieuses et monastiques, ainsi que la formation et les études philosophiques et théologiques et pour la formation continue des aumôniers[8].
À la suite de la démission de Vitus Huonder en , le diocèse de Coire est administré par Pierre Bürcher. Celui-ci demande en à Marian Eleganti «de ne plus parler aux médias sans concertation préalable», à la suite de déclarations concernant la pandémie de Covid-19[10].
Le [4], il prend sa retraite[11], à l'âge de 65 ans[8].
Marius Eleganti est chapelain conventuel honoraire de l'association suisse de l'ordre souverain de Malte de 2012 à 2018, et quitte l'ordre de Malte en 2021[14].
↑(de) Michael Meier, «Die dunkle Vergangenheit von Bischof Eleganti», Tages-Anzeiger, (lire en ligne, consulté le ).
12(de) Matthias Herren et Christine Steffen, ««Man muss immer mit der Sünde rechnen, der Mensch ist schwach»», Neue Zürcher Zeitung, (lire en ligne, consulté le ).
1234Barbara Ludwig (trad.de l'allemand par Maurice Page), «Marian Eleganti: un évêque auxiliaire controversé démissionne», Cath.ch, (lire en ligne, consulté le ).
↑(de) «Bischof Huonder will auch abgewiesene Priesteramtskandidaten», kath.ch, APIC, (lire en ligne[html], consulté le ).
↑«Mgr Pierre Bürcher remet de l’ordre à Coire», Cath.ch, (lire en ligne, consulté le ).
↑Bernard Hallet, «Joseph Maria Bonnemain, nouvel évêque de Coire», cath.ch, (lire en ligne, consulté le ).
↑Bernard Hallet, «Ecône: Mgr Bonnemain présent aux funérailles de Mgr Huonder», Cath.ch, (lire en ligne, consulté le ).
↑Maurice Page, «Les funérailles très politiques de Mgr Vitus Huonder», Cath.ch, (lire en ligne, consulté le ).
↑(de) «Über mich», sur marian-eleganti.ch (consulté le ).
↑(de) «Weihbischof Marian Eleganti wird Akademie-Mitglied in Salzburg», Kath.ch, KIPA, (lire en ligne, consulté le ).