Marianne Allen Tasker
féministe et syndicaliste néo-zélandaise
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Marianne Allen Tasker, née Maryann Manchester le à Brighton et morte le à Wellington, est une féministe et syndicaliste néo-zélandaise.
| Fondatrice Women's Democratic Union (d) | |
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Biographie
Marianne Allen Tasker naît le à Brighton en Angleterre. Elle émigre en Nouvelle-Zélande à l'âge de 17 ans, après avoir été engagée par le gouvernement de la province de Hawke's Bay (en) pour travailler comme domestique. Elle arrive à Auckland le à bord de l'Excelsior[1].
Après un déménagement à Gisborne en et son mariage en , Tasker s'installe avec sa famille à Wellington. Elle est connue du public pour la première fois en lorsqu'elle mène un groupe dissident de la Women's Social and Political League (WSPL) afin de former la Women's Democratic Union (WDU). Tasker assure la présidence pendant six ans, durant lesquels elle fait valoir ses convictions. La WDU s'engage à améliorer la condition des femmes dans la société grâce à l'éducation et la réforme législative, et dans le but d'éliminer les inégalités sociales et d'encourager les femmes à prendre un rôle actif dans la communauté. L'organisation soutient également les initiatives et les mesures visant à prévenir la cruauté envers les enfants, les personnes âgées et les animaux[1].
Tasker est élue au Mount Cook School Committee en . En août, elle cofonde l'Anti-Chinese League, considérant la présence chinoise comme une contribution au chômage. Puis, en octobre, elle rejoint un comité composé d'acteurs du mouvement ouvrier, notamment des syndicats, afin d'élaborer un plan pour résoudre les problèmes liés à celui-ci. Elle participe également à la fondation de la section de Wellington du New Zealand Workers' Union, y proposant la création d'une section distincte pour les travailleuses, notamment pour les domestiques. Elle représente également la WDU aux conférences annuelles du National Council of Women of New Zealand (en) entre 1896 et 1900. Elle est également vice-présidente entre 1898 et 1900[1].
Après la dissolution de la WDU en 1901, Tasker poursuit son engagement en faveur des droits des femmes au sein de la Women's Social and Political League, dont elle assure la présidence en 1911. Tasker participe en 1906 à la création d'un nouveau syndicat de travailleuses domestiques à Wellington. L'organisation cherche à améliorer leurs conditions de travail en obtenant son enregistrement en vertu du Industrial Conciliation and Arbitration Act (en) de 1894, une initiative qui suscite un important débat dans la presse et entraîne la création d'un comité représentant les employeurs. Son départ pour la Grande-Bretagne en 1907 interrompt toutefois la démarche, et sa tentative de faire enregistrer de nouveau le syndicat à son retour en 1908 échoue[1].
Elle meurt le à Wellington[1].