Marianne Loir
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Marie-Anne Loir |
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Marianne Loir, ou Marie-Anne Loir est une artiste peintre française, née le à Paris et morte dans la même ville le
Marie-Anne Loir est née à Paris le et a été baptisée le lendemain en l'église Saint-Benoît[1].
Son grand-père, Guillaume II Loir est le frère du peintre et graveur parisien Nicolas Loir (1624-1679). On ne sait que peu de choses à son sujet. Il était orfèvre. Il a épousé Françoise Le Masson. Il meurt en 1669 et son épouse prend un poinçon de veuve en 1677. Son père, Nicolas Loir, est marchand orfèvre. Lorsqu'elle naît, il est officier du roi, capitaine des gardes de la prévôté[2]. Il renonce peu avant sa naissance à l’art de l’orfèvrerie et rend donc son poinçon[3] en 1702. Il se marie la même Anne que l’obtention de sa maîtrise en 1689 à Marie-Anne Gérin. Il n’existe que très peu d’informations de vie à son propos. On suppose qu’elle meurt en 1725 après avoir donné la vie à trois filles et cinq garçons. Marie-Anne est la plus vieille de la fratrie. Peu de détails sont encore trouvables sur l’entièreté des enfants, les garçons se nomment Guillaume, Jérôme, Nicolas-Henri et Alexis.
Son frère Alexis Loir (1712-1785) est pastelliste, peintre, céramiste et sculpteur[4]. Il est souvent appelé Alexis III Loir alors qu’il s’agit de son cousin. Sa présence est attesté à Rome en 1739. Son ami proche, Jean-François de Troy pourrait être la raison de sa venue à Rome. En effet à cette époque là, M. De Troy est promu dirigeant de l’Academie Royale de France à Rome. Cependant, il n’existe pas d’archive attestant qu’il a été pensionnaire de l’Académie. À son retour en France il est accepté à l’académie royale de peinture et de sculpture mais ne sera reçu qu’en 1779 en tant que pastelliste. Il se marie à Marguerite-Thérèse Bailly la même année. Elle est la veuve du premier sculpteur du roi d’Espagne, Jacques Bousseau. Il meurt en 1785 à Paris.

En 1760, elle travaille pour une famille bourgeoise à Pau. En 1763, elle est active à Paris où elle peint le le portrait d'Antoine Duplàa[5]. Elle quitte Paris vers 1765 pour la Provence, et devient membre de l'Académie des beaux-arts de Marseille en 1762[2]. Elle semble avoir séjourné à Toulouse[4].
Son portrait le plus célèbre est celui de la Marquise du Châtelet, conservé au musée de Beaux-Arts de Bordeaux[6]. Son portrait est plus réaliste que celui de Jean-Marc Nattier. Les draperies retombent plus simplement. Le visage de la marquise est plus spontané[4].
Marie-Anne Loir meurt à son domicile parisien de la rue Neuve-des-Petits-Champs le et est inhumée le lendemain en l'église Saint-Roch de Paris, lieu de sépulture de nombreux artistes de l'époque[7]
Œuvres dans les collections publiques
- Au Canada
- Aux États-Unis
- Washington, National Museum of Women in the Arts : Portrait présumé de Madame Geoffrin, vers 1760, huile sur toile ;
- Portland, Portland Art Museum : Portrait d'un homme assis à son bureau, vers 1750, huile sur toile[10]
- En France
- Bordeaux, musée des beaux-arts : Portrait de Gabrielle Emilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, vers 1740 (attribution), huile sur toile, 118 × 96 cm[11] ;
- Castries, château de Castries :
- Portrait de Marie de Rey (1693-1778), duchesse de Fleury, vers 1750, huile sur toile, 102 × 87 cm
- Portrait de Jean André Hercule de Rosset de Rocozel, chevalier de Fleury (1726-1786), vers 1760, huile sur toile, 78,5 × 63,1 cm (ovale)
- Portrait de André Hercule de Fleury (1715-1788), huile sur toile, 33 × 25 cm
- Orléans, musée des beaux-arts : Portrait d'homme, avant 1769, huile sur toile, 80 × 64 cm[12] ;
- Le Mans, Musée de Tessé, Portrait de la famille de l'artiste, 1725, huile sur toile
- Saint-Lô, musée des beaux-arts : Portrait de Marie Charles Auguste Grimaldi (1722-1749), comte de Matignon, frère du prince de Monaco, vers 1740 (attribution), huile sur toile ;
- Tours, musée des beaux-arts :
- Portrait d’Antoine-Vincent-Louis-Barbe Duplàa à l'âge de 9 ans, 1763, huile sur toile, 75 × 59 cm[5] ;
- L'Enfant au râteau, huile sur toile, 75 × 59 cm ;
- Au Royaume-Uni
- Barnard Castle, Bowes Museum : Portrait d'un gentilhomme écrivant, vers 1750 (attribution), huile sur toile, 112 × 86,7 cm ;
- Honoré II jouant de la vielle (1739), Palais Princier de Monaco.
- Portrait d'un homme (c. 1750), Portland Art Museum.
- Portrait présumé de Madame Geoffrin (c. 1760), NMWA, Washington.