Mariano Adradas Gonzalo
frère hospitalier de St Jean espagnol martyr en 1936
From Wikipedia, the free encyclopedia
Mariano Adradas Gonzalo, en religion Jean-Jésus est un prêtre de l'ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu, mort martyr de la foi à Paracuellos de Jarama (près de Madrid) le , tué par les milices républicaines durant la guerre d'Espagne en même temps que quatorze de ses compagnons. Il fait partie d'un groupe d'une centaine de prêtres et religieux, reconnus par l'Église catholique comme étant morts martyrs de la foi et béatifiés ensemble le .
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activité |
| Nom en religion |
Jean-Jésus |
|---|---|
| Ordre religieux | |
| Étape de canonisation | |
| Fête |
Biographie
Mariano Adradas Gonzalo est né le à Conquezuela (près de Soria) en Espagne. Il est baptisé le , sous le nom de Mariano. Ses parents, très croyants, sont issus d'une ancienne famille aisée du pays, qu'une mauvaise gestion des biens a conduit progressivement à la pauvreté. Son père meurt alors qu'il n'a que 18 mois. C'est une tante aisée qui va lui payer sa scolarité. Souhaitant devenir prêtre, il entre au séminaire en 1895. Il fait preuve de dons pour les études et d'une finesse d'esprit. Il est l’un des étudiants les plus doués, et obtient d’excellentes notes et des mentions. Il est ordonné prêtre en 1903. Lors d'une visite de l'hôpital psychiatrique géré par les frères de Saint-Jean-de-Dieu à Saragosse, il est touché par la charité et les efforts des religieux aux côtés des malades. Il devient aumônier de l’hôpital, arrête ses études et entre dans l’Ordre hospitalier à Ciempozuelos, le . En prenant l'habit le , il change son nom de baptême, Mariano, en Jean-Jésus. Il fait sa profession solennelle le et devient aumônier des hôpitaux de Palencia[1],[2].
En 1910, il fonde l’École apostolique du Sacré-Cœur de Jésus. En , il est élut Provincial (de son ordre) pour l’Espagne, le Portugal et de l’Amérique. Il assurera cette charge jusqu’en 1925. Il visite les hôpitaux de l'Ordre en Amérique, fonde des implantations en Colombie, réorganise et améliore la gestion des hôpitaux en Espagne. En 1924, il encourage le développement de la Maison de santé Saint-Jean-de-Dieu à Funchal, sur l’île de Madère. Il s'occupe également de pastorale et d'évangélisation des populations avec un certain succès, si bien que l’archevêque de Grenade lui accorde l’autorisation de partir en mission dans les régions les plus périphériques de la Sierra Nevada[2].
La guerre civile le prend par surprise alors qu'il est dans la communauté de Ciempozuelos. Le , la communauté est arrêtée, religieux et novices, et emmenée à la prison de Sant’Antón qui est un collège transformé en prison. En prison, il soutient ses frères et les prisonniers. À l'insu de ses gardiens, il tient des conférences spirituelles aux frères, guide les journées de retraite spirituelle, écoute leurs confessions, les réconforte et les encourage au martyre. Le il est emmené par les miliciens, avec plusieurs de ses frères ainsi que d'autres prisonniers, à Paracuellos de Jarama (près de Madrid). Là ils sont tous fusillés, le frère Jean-Jésus ainsi que quatorze frères de son ordre et d'autres prisonniers. On estime que 12 000 personnes furent fusillées durant la guerre sur ce lieu. Le corps du frère Jean-Jésus n'a pas été conservé[1],[2],[3],[4].
Notoriété et culte
Il est béatifié par Jean-Paul II le en même temps que 74 membres de son ordre et une cinquantaine d'autres martyrs de la guerre d'Espagne, à Rome[5],[6].
Sa fête est célébrée le , en même temps que tous les martyrs de la guerre d'Espagne ; mais individuellement (et avec les 14 compagnons de son ordre) il peut être célébré le , jour de sa mort[4].