Marie-Aleth Grard
photographe française
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Marie-Aleth Grard, née le à Troyes, est présidente d’ATD Quart monde, qu’elle a représenté au Conseil économique, social et environnemental de 2008 à 2021. Elle est également membre du Conseil scientifique Covid-19 de 2020 à 2022.
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Biographie
Photographe de profession, elle est diplômée de l’École Louis Lumière à Paris et intègre en 1983 le CEA comme photographe scientifique et technique[1].
Alliée bénévole du Mouvement ATD Quart Monde, depuis 1982, elle a notamment été déléguée locale de l’association dans l’Essonne de 1983 à 1999 ; responsable nationale de Tapori, la branche enfance de l’association, de 1999 à fin 2007, avant de rejoindre la Délégation nationale du Mouvement de 2014 à 2018[2].
Vice-présidente d'ATD Quart Monde France depuis 2008, elle en devient présidente en , succédant à Claire Hédon, nommée Défenseure des droits[3],[4].
En 2008, elle est nommée membre du Conseil économique social et environnemental (CESE)[5] dans le groupe des personnalités qualifiées, au nom d’ATD Quart Monde[6]. Son mandat, renouvelé en 2015[7], a pris fin en 2021. Au CESE, elle siège dans deux sections, la section Affaires sociales et santé et la section Éducation, communication, culture. En 2015, elle a été rapporteure de l’avis « Une école de la réussite pour tous », dans lequel le CESE souligne l’importance d’ouvrir l’école aux parents, notamment à ceux qui en sont les plus éloignés, et met en avant des pédagogies coopératives pour une école de la réussite de tous les élèves[8],[9]. Cet avis est le fruit de plus de 200 auditions et de travaux menés en Croisement des savoirs et des pratiques avec des parents vivant dans la grande pauvreté[10]. En 2017, elle a été co-rapporteure de l’avis « Le revenu minimum social garanti »[11], dans lequel le CESE propose la mise en œuvre d’un revenu minimum social garanti « qui constitue le socle de la solidarité nationale à l’égard des personnes en situation de fragilité économique et sociale » et formule des propositions pour en simplifier l’accès, l’inscrire dans une démarche d’accès à l’emploi et agir pour une meilleure acceptabilité par la société[12].
En 2013, elle est nommée membre du Conseil supérieur des programmes[13], dont elle démissionne en 2018[14], regrettant que cette instance chargée de rédiger les programmes scolaires soit « devenu un lieu où on enregistre les textes proposés mais où il est impossible d'avoir des discussions[15] ».
En mars 2020, au début du premier confinement lié à l’épidémie de COVID-19, elle est nommée par le président du Sénat au Conseil scientifique présidé par Jean-François Delfraissy [16],[17] pour y « relayer les difficultés rencontrées par les personnes en situation de précarité pendant le confinement »[18].
Elle a été élue à deux reprises comme conseillère municipale de Saint-Michel-sur-Orge, mandat qu'elle remplit de 2001 à 2014[19].
Elle est nommée par décret du Président de la République du 14 novembre 2019[20] au conseil de l'ordre national de la Légion d'honneur[21].
Distinctions
Publications
- « Les parents d’élèves, une ressource : comment vaincre les idées reçues ? », in Choukri Ben Ayed et Philippe Joutard, Grande pauvreté, inégalités sociales et école. Sortir de la fatalité, Berger-Levrault, « Au fil du débat-Études », 2021, 256p. (ISBN 978-2-7013-2140-0)
- Marie-Aleth Grard (dir.), L’égale dignité des invisibles. Quand les sans-voix parlent de l’école, Éditions Quart Monde/Le Bord de l’eau, 2022, 192p. (ISBN 9782356879004)