Marie-Claire Boyet

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Alias
la martyre de Tagdempt
Décès (à 32 ans)
Tiaret (Algérie)
Nationalité française
Marie-Claire Boyet
Alias
la martyre de Tagdempt
Naissance
Tiaret (Algérie)
Décès (à 32 ans)
Tiaret (Algérie)
Nationalité française
Pays de résidence Algérie

Marie-Claire Boyet, née le à Tiaret et morte assassinée le dans la même ville, était une activiste Algérienne de souche européenne engagée en faveur de l'indépendance de l'Algérie. Elle est également surnommée par les Tiarétis « la martyre de Tagdempt »[1],[2].

Née au sein d'une famille pieds-noirs anticolonialiste de Tiaret, elle est dès son jeune âge très attachée à son environnement local et entretient des liens très affectifs avec la population musulmane de la ville, avec laquelle elle partage la maitrise de la langue arabe, le sentiment d'appartenance à l'Algérie et les cérémonies locales[3]. Elle travaillait en tant que fleuriste[2]. La sympathie de la famille Boyet à l'égard des indigènes musulmans est très mal perçu par les colons[2].

Pendant la guerre d'Algérie, elle soutient pacifiquement les militants nationalistes algériens de manière pacifique, aux côtés de son époux Yves Badaroux.

Le , alors qu'elle prépare des bouquets de fleurs dans sa ferme, située à quelques kilomètres de Tiaret, une patrouille de l'armée française fait irruption. L'intervention est justifiée par le soutien apporté par la jeune femme aux indépendantistes du FLN, alors qu'elle est elle-même française. Sous prétexte de la résistance de la jeune femme, 3 soldats ouvrent le feu sur cette dernière et son époux, l'abattant sur le coup[1],[3]. Elle avait alors 32 ans[4],[2].

Pour tenter de dissimuler leur exaction, les autorités coloniales vont alors jusqu'à imputer le crime à l'ALN, mais sans succès[4],[2]. Un procès à lieu en 1958 pour juger les auteurs de son assassinat mais ils ne seront finalement pas inquiétés par la justice[2].

Son meurtre a profondément bouleversé la communauté musulmane ainsi que les dirigeants de l'ALN. Après l'indépendance, Louis Boyet, le père de Marie-Claire, obtiendra la nationalité algérienne et demeurera en Algérie jusqu'à sa mort en 1968[2]. Petit Louis, l'unique fils du couple Boyet, demeure à Tiaret jusqu'aux années 1980 avant de partir pour la France[4].

Hommages

Notes et références

Bibliographie

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