Marie-France Marin
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Marie-France Marin est une neuroscientifique et professeure québécoise spécialisée en psychoneuroendocrinologie. Elle est professeure au Département de psychologie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la modulation hormonale des fonctions cognitives et émotionnelles.
Ses travaux de recherche portent principalement sur la neurobiologie des souvenirs négatifs et traumatiques, ainsi que sur les effets des hormones de stress et des hormones sexuelles sur la mémoire et les émotions. Elle dirige le laboratoire STEAM (Stress, Trauma, Emotions, Anxiety, and Memory) au Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal.
En 2023, elle reçoit le prix Hubert-Reeves (prix Relève scientifique), l'un des prix du Québec, pour l'excellence de ses travaux en tant qu'experte des effets du stress sur la mémoire et les émotions.
Formation
Marie-France Marin obtient un baccalauréat en psychologie avec une mineure en sociologie à l'Université McGill en 2006, puis une maîtrise en neurosciences dans la même institution en 2009[1].
Elle poursuit ses études doctorales en sciences neurologiques à l'Université de Montréal, où elle obtient son doctorat en 2013[1]. Durant ses études, elle développe une expertise en psychoneuroendocrinologie, notamment sur les effets du stress sur la mémoire et les émotions[1],[2].
De 2012 à 2016, elle effectue un stage postdoctoral en neurosciences psychiatriques au Massachusetts General Hospital de la Harvard Medical School, où elle approfondit ses connaissances sur le conditionnement et l'extinction de la peur, l'anxiété et le trouble de stress post-traumatique[1],[3].
Carrière
En , Marie-France Marin met sur pied le laboratoire STEAM (Stress, Trauma, Emotions, Anxiety, and Memory) au Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal[1],[4].
En , elle devient professeure au Département de psychologie de l'Université du Québec à Montréal. Elle est également professeure agrégée au Département de psychiatrie et d'addictologie de l'Université de Montréal et membre du centre de recherche NeuroQAM[4].
En , elle obtient une Chaire de recherche du Canada de niveau 2 sur la modulation hormonale des fonctions cognitives et émotionnelles, financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada[5].
Domaines de recherche
Les travaux de Marie-France Marin portent sur la neurobiologie des souvenirs négatifs et traumatiques. Son programme de recherche se concentre sur deux axes principaux : les mécanismes par lesquels les hormones de stress et les hormones sexuelles influencent la mémoire et les processus émotionnels, ainsi que les facteurs de risque et de protection dans le développement de la psychopathologie chez les enfants et les adolescents[4],[5].
Ses recherches examinent notamment le conditionnement et l'extinction de la peur, la transmission parent-enfant de la peur, le stress et les hormones sexuelles, ainsi que le trouble de stress post-traumatique et les troubles anxieux[4]. Elle s'intéresse également à un domaine peu étudié : l'effet des contraceptifs hormonaux sur les processus cognitifs et émotionnels[5].
Vulgarisation scientifique
Marie-France Marin contribue à la diffusion des connaissances scientifiques auprès du grand public. Elle est coéditrice du Mammouth Magazine, une publication de vulgarisation scientifique du Centre d'études sur le stress humain[3].
Elle a également participé au développement du programme éducatif « Dé-stresse et progresse », destiné aux enfants et adolescents, qui vise à les informer sur les effets du stress et à leur offrir des stratégies d'adaptation[3],[6]. Ce programme a concerné près de 60 000 élèves du secondaire au Québec en quatre ans[6].
Elle intervient régulièrement dans les médias québécois comme experte sur les questions de stress et de santé mentale. Durant la pandémie de Covid-19, elle participe au projet « 4 chercheurs et un virus » du Centre d'études sur le stress humain, une série de capsules vidéo visant à informer le public sur la gestion du stress[7], et est fréquemment sollicitée par les médias pour commenter les effets psychologiques de la crise sanitaire[8],[9],[10].
Engagement pour la diversité
Marie-France Marin milite pour une plus grande diversité dans la recherche scientifique. Elle a mis sur pied un projet pilote en partenariat avec le Service de police de la Ville de Montréal et une école secondaire accueillant des jeunes issus de communautés culturelles diversifiées, afin de leur offrir des visites en laboratoire et des emplois d'été rémunérés dans des milieux de recherche[11].