Marie-Hélène Dhénin

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Nationalité
Activité
Marie-Hélène Dhénin
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Marie-Hélène Dhénin est une photographe française née le [1].

Marie-Hélène Dhénin (souvent désignée par l’acronyme MHD[2]) est née le à Domart-sur-la-Luce (Somme). Elle a vécu à Amiens, vraisemblablement jusqu’aux alentours de 1968. De 1968 à 2003, après des études littéraires supérieures à l’université de Lille, elle exercera le métier de professeur de lettres classiques[3]. Après une année scolaire passée en Algérie, où elle enseigne le français dans un lycée arabophone d’Alger, elle s’installe définitivement dans la région parisienne (successivement à Roissy-en-Brie, Pontault-Combault, puis Rubelles).

Elle entre en relation, à partir des années 1975, avec les poètes et les artistes qui gravitent autour de la revue Cheval d'attaque, dirigée par le poète wallon Didier Paschal-Lejeune[4].

En , elle fonde, avec Alain Frontier, la revue Tartalacrème, qu’elle animera avec lui jusqu’en .

Au début de l’année 1980[5], elle fait la connaissance du poète Jacques Demarcq et, peu de temps après (), celle de Christian Prigent. Cette dernière rencontre a lieu au Centre Georges-Pompidou, lors d’une séance de la Revue parlée de Blaise Gautier [6], où Christian Prigent, accompagné de Jacques Demarcq, Claude Minière, et Jean-Pierre Verheggen présentent au public le no 13 de la revue TXT, intitulé Au-delà du principe d’avant-garde[7]. Ce sera pour elle l’occasion de faire la connaissance de Philippe Boutibonnes, Éric Clémens[8], Pierre Le Pillouër, Valère Novarina et de l’ensemble du groupe TXT, avec lequel elle ne cessera d’entretenir des liens étroits d’amitié et de travail [9]. Par leur intermédiaire, elle entrera aussi en relation avec plusieurs peintres, parmi lesquels Bernadette Février[10], Jean-Marc Chevallier, Mathias Perez, etc.

La vie photographique

Marie-Hélène Dhénin s’initie à la photographie dans les années 1970. La photographie devient dès lors pour elle, plutôt qu’un métier, un "mode de vie" [11]. Cette vie photographique sera ponctuée notamment (mais pas seulement) par ses rencontres successives avec les artistes et les écrivains, qu’elle photographiera, et dont elle publiera les photos dans divers livres et revues[12].

Elle se fera également connaître [13] par des œuvres consistant en une ou plusieurs photographies légendées de manière inattendue[14], par des livres-objets[15], et par la projection, dans divers lieux culturels, comme le Centre Georges-Pompidou, le festival Polyphonix, etc., de diaporamas accompagnés d’une lecture par un poète[16]. Enfin, chacune des 41 livraisons de la revue Tartalacrème comportera au moins une œuvre graphique signée Marie-Hélène Dhénin (MHD).

Du 24 au , elle participe, à Cerisy-la-Salle, au colloque Poésie sonore / poésie action dirigé par Bernard Heidsieck et Jean-Pierre Bobillot ; et, du au , dans le même lieu, au colloque Christian Prigent : trou(v)er sa langue, dirigé par Bénédicte Gorrillot, Sylvain Santi et Fabrice Thumerel ; ainsi qu’à plusieurs autres manifestations culturelles[17]. Elle s’attache notamment à suivre de près l’activité de la galerie Lara Vincy, à Paris (rue de Seine), où elle rencontre (et photographie) les artistes (plasticiens et performeurs) qui y exposent[18].

Les paroles de "la Dame"

Marie-Hélène Dhénin est également connue[19] pour avoir été le « modèle » utilisé par Alain Frontier écrivant son livre Portrait d’une dame[20]. Celui qui se présente comme l’auteur (Alain Frontier) y a noté très exactement les paroles prononcées quotidiennement pendant trois ans (1982-1985) par son modèle, en s’attachant à dater scrupuleusement (à la minute près) chacune d’entre elles, jusqu’à la dernière, prononcée le jeudi à 11 heures 01 :« Ah ! voilà les eaux saumâtres du port. » Pendant que l’auteur copiait la phrase sur son carnet, le « modèle » le photographiait. Le résultat fut un nombre considérable d’images, dont beaucoup (mais pas toutes) ont été publiées[21]: chacune représente le même personnage dans une position identique, mais apparaissant au milieu d’un paysage et d’une saison à chaque fois différents. La comédienne et metteuse en scène Vanda Benes a réalisé plusieurs adaptations théâtrales de cette œuvre[22].

Œuvres

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI