Elle fait partie en 1961 de la première promotion de quatre magistrats sénégalais et est la première femme à occuper le poste de premier président de la Cour de cassation de Dakar et membre du Conseil constitutionnel.
À sa retraite, elle devient créatrice de bijoux et initiatrice de l’exposition d’artiste Gorée «Regards sur Cours», pour la défense de l’authenticité de Gorée[1],[2],[3].
Enfance et formations
Marie-José Crespin naît dans la colonie du Dahomey, actuel Bénin, le [4],[5],[6]. Son grand père et son père y sont avocats[5]. À leur retour au Sénégal en 1940, la famille s'installe à Dakar. Son père achète une maison à Gorée en 1950[5]. Elle s'y installe en 1980[5]. En 1961, à l'indépendance du pays, elle fait partie de la première promotion de quatre magistrats du Sénégal, avec Ousmane Camara, El Hadji Diouf et André Gilbert[5].
Carrière
Marie-José Crespin passe 41 ans dans la fonction publique sénégalaise en tant que magistrate. Au cours de cette carrière, elle occupe d'autres postes dont ceux de: membre de la cour suprême[7], de juge d'instruction et de membre du Conseil constitutionnel. Elle travaille notamment pour la protection de l'enfance en danger. Elle est aussi la première femme à présider les assises dans les affaires criminelles au Sénégal[5],[8],[9].
À sa retraite de la fonction publique en 2002, elle se consacre à la création de bijoux avec des perles anciennes[10],[11],[12],[6] et produit de nombreuses expositions à travers le monde. Elle préside le comité de la Biennale des Arts de Dakar Dak'Art en 2002[13]. Elle est également l'initiatrice de l'association des Amis de la Nature à Gorée et de l'association Regards sur Cours[14].
Marie-José Crespin meurt sur l'île de Gorée le , à l'âge de 88 ans[15].