Marie-Mad

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Décès
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VernonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie-Madeleine Lucienne BourdinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Marie-Mad
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Biographie
Naissance
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VernonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Marie-Madeleine Lucienne BourdinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Marie-Madeleine Bourdin, dite Marie-Mad, née le à Paris et morte le à Vernon (Eure)[1], est une illustratrice et scénariste française de bande dessinée.

Sa carrière s'accomplit principalement au sein des éditions Fleurus dès les années 1940 et son nom reste attaché à la série Titounet et Titounette qu'elle anime de 1956 à 1982 dans la revue Perlin et Pinpin.

Enfance, jeunesse et formation

Marie-Madeleine Bourdin naît dans le huitième arrondissement de Paris, en même temps qu'une sœur jumelle[2]. Leur père est ingénieur mécanicien et leur mère couturière[3]. La famille habite à la campagne, en Normandie, dans la commune de Vernon [réf. nécessaire]. L'enfant est scolarisée à Neuilly-sur-Seine, dans une école laïque[réf. nécessaire]. Ses parents lui achètent des journaux illustrés tels que La Semaine de Suzette, avec Bécassine, ou encore Fillette avec L'Espiègle Lili[3]. Elle admire particulièrement l'illustratrice Manon Iessel dont elle recopie les dessins[3]. Elle lit également les albums de Benjamin Rabier et d'Alain Saint-Ogan comme Zig et Puce[4]. Sa mère aime le dessin et lui transmet sa passion[3]. Marie-Madeleine fait aussi beaucoup de bricolages, avec tout ce qu’elle peut trouver, et pratique le scoutisme[4].

Marie-Madeleine Bourdin passe son brevet en 1939 et est reçue la même année au concours d’entrée de l’école Duperré, l’école supérieure d’Arts appliqués de Paris[3]. Mais à la déclaration de la guerre, en septembre, l’école est délocalisée à Marseille et Marie-Madeleine Bourdin reste à Paris auprès de sa famille[3].

Elle doit d'abord travailler en usine mais apprend en parallèle la dactylographie, ce qui lui permet de trouver un poste de secrétaire à l’Union des œuvres catholiques de France (UOCF) qui deviendra les éditions Fleurus[4].

Carrière chez Fleurus

En 1944, Marie-Madeleine Bourdin est mutée à l’atelier de dessin de la maison dirigé par Frédéric-Antonin Breysse[4]. Il s'agit d'un bureau de mise en page et de retouches pour les journaux Cœurs vaillants et Âmes vaillantes où la jeune dessinatrice se familiarise avec les travaux rédactionnels et produit ses premiers jeux, découpages, titres dessinés, etc.[4] Elle y fait la connaissance de Manon Iessel que ses dessins inspirent depuis sa jeunesse[3].

Quand elle commence à dessiner, elle signe sous le nom de Bourdin, puis elle adopte le pseudonyme de Marie-Mad[réf. nécessaire]. Âmes Vaillantes publie en 1950 une première bande dessinée de l'autrice complète, intitulée Lumière dans la tour[5], qui demeurera sa seule bande dessinée d'aventure[6].

La création de Titounet et Titounette

En 1954, la rédaction de Cœurs Vaillants qui cherche à publier des bandes dessinées pour les petits retient le projet de Marie-Mad[7] : un quart de page du journal est consacré aux histoires d'un personnage de jeune garçon appelé « Titounet » à partir de 1955. La dessinatrice réutilise pour cela la silhouette du protagoniste d'un film fixe qu'elle a imaginé pour les éditions du Berger, Petit frère et petite sœur, d’après un conte des frères Grimm[3]. À la demande de l'abbé Gaston Courtois, Marie-Mad lui adjoint une petite sœur qu'elle nomme « Titounette » lorsque la série quitte Cœurs vaillants pour une nouvelle revue à destination des plus petits[3].

La collaboration à Perlin et Pinpin

Les éditions Fleurus lancent en effet à partir d' un quatrième hebdomadaire pour la jeunesse – après Cœurs vaillants, Âmes vaillantes et Fripounet et Marisette –, qui s'adresse aux enfants de 5 à 8 ans et s'intitule Perlin et Pinpin, du nom des héros créés par Maurice Cuvillier dont les aventures paraissent jusque-là dans Âmes vaillantes[5]. Titounet et Titounette y figure en histoires complètes de deux planches, sur les pages 2 et 3 du journal qui en compte 8[5]. La série se poursuit selon cette même formule jusqu'en 1980 – soit durant 25 ans – et se termine en 1982[5]. Pour Perlin et Pinpin, Marie-Mad produit aussi des jeux, des bricolages et des couvertures avec ses personnages[3] (une vingtaine par an environ[8]). Étant assurée d’avoir un travail régulier, elle obtient un contrat de dessinatrice « extérieure » qui lui permet de travailler à domicile[4]. Une collection de 47 albums de 30 pages reprenant les histoires parues est éditée par Fleurus jusqu'en 1968 et confirme le succès de la série[5]. Neuf albums à colorier de Titounet et Titounette sont également publiés de 1959 à 1961[9].

Autres travaux

Marie-Mad travaille également pour la Bonne Presse dans Bernadette où elle illustre une dizaine de récits complets et crée la série Nicou, Niquette et le lutin Plic[5]. Ce petit lutin, évadé d'un livre, vit des aventures amusantes à différentes époques, seul ou avec les deux orphelins Nicou et Niquette[5]. Elle participe aussi à la revue Le Croisé destinée aux enfants de chœurs[4].

Vieillesse, hommages et postérité

En 1970, Marie-Mad s’installe à Vernon, la ville où elle a grandi. Elle y prend sa retraite en 1982. Dans son atelier, elle s’adonne à la peinture et à la sculpture et dessine bénévolement pour des petits journaux paroissiaux[4].

Elle effectue la décoration de la chapelle de Port-des-Barques en Charente-Maritime[4].

À partir de 1994, de nouveaux albums de Titounet et Titounette sont publiés aux éditions du Triomphe[5], sur la base des originaux conservés par l'autrice[3].

À l'occasion de son centenaire en 2023, deux expositions auxquelles elle participe lui rendent hommage à Vernon, l'une à la bibliothèque et l'autre au musée[10].

Œuvres

Références

Annexes

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