Marie-Mesmin du Bouex de Villemort
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Marie-Mesmin du Bouex de Villemort, né le à Villemort (Vienne) et mort le à Poitiers, est un noble français, officier et député de la noblesse aux États généraux de 1789.
Famille
Marie-Mesmin du Bouex de Villemort est né le à Villemort[1],[2]. Il est le fils de Henri Joseph du Bouex, comte de Villemort, et de Marie Henriette Julie Petit de La Guierche[3].
Carrière
Marquis de Villemort et seigneur de Boissec[4], il est officier au régiment Royal-Étranger cavalerie[3] et chevalier de Saint-Louis[1].
Le [5],[6] ou le [1], il est élu député de la noblesse aux États généraux par la sénéchaussée de Poitiers[7],[1],[4]. Il est le sixième député élu, au troisième tour de scrutin[5],[6].
Il ne se montre pas hostile aux réformes décidées par l'Assemblée nationale constituante sauf pour défendre les prérogatives royales[1]. Sans y jouer les premiers rôles, il fait partie du groupe des aristocrates qui tentent, sans succès, d'organiser une première fuite de Louis XVI et une insurrection à la fin de l'année 1790[8]. Il se met en congé de l'Assemblée à la fin [9] et revient siéger au mois de juillet[10].
De à , il envoie de nombreuses lettres à François d'Escars, émigré dès , publiées en 1942. Il y décrit les séances de l'Assemblée et expose les affaires religieuses et les problèmes militaires, sans jamais laisser transparaître l'espoir de défaite souvent prêté aux émigrés[11],[12].
Il émigre en 1792 et s'installe à Hagen. Il est inscrit sur la liste des émigrés[1].
Il réside encore à Hagen le 28 fructidor an VIII (), quand sa femme demande au consul Charles-François Lebrun que son mari puisse revenir en France. Sa demande est appuyée par un certificat du maire de Villemort, qui atteste le 14 prairial an VIII () que Marie-Mesmin du Bouex de Villemort a voté à l'Assemblée nationale constituante « pour l'égalité et la liberté » et qu'en 1792 il était en danger de mort[1]. Il est rayé de la liste des émigrés en vendémiaire an IX (septembre-), revient en France et ne participe plus à la politique[1].
Il meurt le [13],[1],[2] à Poitiers[13],[1],[a].
Mariage
Il épouse le à La Mothe-Saint-Héray (Deux-Sèvres) Charlotte Marie Dominique de Carvoisin[3].