Marie-Rose Gineste

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Marie-Rose Gineste, née le à Canals et morte le à Montauban[1], est une résistante catholique française.

Marie-Rose Gineste est originaire d'une famille paysanne catholique qui déménage à Montauban au cours des années 1930[2]. Elle y travaille comme couturière, puis comme assistante sociale. Elle s'engage aussi dans le syndicalisme. Très pratiquante, Gineste s'implique dans la résistance chrétienne dès . Secrétaire du secrétariat social de Montauban, elle en fait « un pôle de résistance spirituelle »[3] alors même que le siège de la Gestapo dans la ville est installé à seulement quelques centaines de mètres[4]. Elle fait diffuser clandestinement les premiers exemplaires de Témoignage chrétien et de Combat, dont elle devient la directrice départementale, ce qui est une chose rare pour une femme[4]. Elle fait aussi fabriquer de faux papiers, une activité qu'elle continuera tout au long de la guerre.

En , elle aide l'évêque de Montauban Pierre-Marie Théas à diffuser sa lettre pastorale appelant les fidèles catholiques à s'opposer aux rafles de juifs et à aider les persécutés. Consciente que la poste censurera la lettre, elle se propose pour en distribuer des copies à toutes les églises du diocèse de Montauban (à l'exception de l'une d'entre elles dont le curé ne lui inspire pas confiance) [5]. Afin que la lettre, écrite en réaction à la rafle du 26 août, puisse être lue en chaire pour le dimanche du , Gineste parcourt des centaines de kilomètres en quelques jours. Elle aide l'évêque à cacher des enfants dans différents établissements religieux de la région[5]. Toujours avec sa bicyclette, elle fait régulièrement, avec l'aide notamment de l'abbé Corvin[6] la liaison entre l'Armée Secrète et le maquis d'Ornano, composé de réfractaires au STO[7].

Après la guerre, elle est nommée membre du Conseil départemental de Libération du Tarn-et-Garonne[6].

Décorations

Hommages

Le vélo de Marie-Rose Gineste est exposé au mémorial Yad Vashem[9]. Ce même centre lui a accordé le titre de Juste parmi les nations en 1985[10].

Une rue à Montauban[11] et une à Toulouse[12] portent son nom.

Bibliographie

  • Gay Block, Malka Drucker, Rescuers: Portraits of Moral Courage in the Holocaust, Holmes and Meier Publications, New-York, , 255p.
  • Marie Gulla, François-Henri Soulié, Une bicyclette pour la liberté, L'Harmattan, Paris, , 68p.

Filmographie

Notes et références

Liens externes

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