Marie-Thérèse de Noireterre
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Marie-Thérèse de Noireterre, née en 1760 à Paris et morte en 1823 à Belleville, est une miniaturiste et pastelliste française.
Fille d’Étienne-Charles de Noireterre, brigadier des Fermes du roi et de Marie-Anne Mareschal, nièce par sa mère du peintre et graveur Claude Bornet[1], elle fut d’abord son élève avant d’entrer dans l’atelier d’Adélaïde Labille-Guiard.
Exposant, en 1786 et 1787, au Salon de la Correspondance[2], le journal du salon de 1786 note, à son sujet : « cette artiste doit être distinguée parmi la foule des Peintres de son genre. Ses portraits fort ressemblants offrent beaucoup d’harmonie et un faire facile et agréable[3]. »
« Artiste douée, portraitiste sincère, Mlle de Noireterre s’émancipa rapidement de l’enseignement de son maitre Mme Labille-Guyard, et réussit à rester au gout du jour tout au long de sa carrière[4]. » Selon Bellier de La Chavignerie[5], elle n’a pris part qu’aux expositions du Salon de la correspondance de 1785, 1786 et 1787[6].
Membre de la Royal Academy[2] où elle avait été reçue avec son autoportrait en miniature comme morceau de réception, elle savait, selon Pahin de la Blancherie, « selon les sujets, employer la force ou la grâce ou les réunir. À ce mérite elle joint celui d’une bonne couleur et de la correction du dessin. Ses portraits sont d’ailleurs très ressemblants[2]. » Les graveurs Jean-Joseph-François Tassaert, Louis-Jacques Cathelin, Charles-Étienne Gaucher, Rémi Delvaux, Philipp Velyn, Joseph Eymar ont mis ses œuvres au burin.