Née dans une famille de paysans vendéens[3], Chiffon part travailler comme lingère à Paris dans les années 1860[4]. Elle se marie le dans le 12e arrondissement avec Jules Chiffon, commerçant et originaire d’une famille de tailleurs de pierre de la région dijonnaise[3],[4].
Félix Pyat la présente comme «une Louise Michel plus obscure, plus inconnue, non lettrée, plus peuple, plus brave encore, dont le nom plébéien même a nui à sa gloire»[2].
En raison de ses activités durant la Commune, elle est emprisonnée à la prison des Chantiers de Versailles[4] puis transférée à la prison centrale d'Auberive. Le 4econseil de guerre la condamne, le , à vingt ans de travaux forcés[6]. Après rejet du pourvoi le , elle est déportée à bord du navire l'Orne et arrive le à Nouméa[6]. Sa peine lui fut remise le [2]. Elle fut graciée en vertu de la loi de 1879[7].
Elle meurt le à Magenta, quartier de Nouméa où elle est inhumée[1],[8].
Louise Michel, La Commune, Histoire et souvenirs, Paris, (lire en ligne)
C.Rey, A. Gayat, S. Pepino, Petit Dictionnaire des femmes de la Commune, Le Bruit des Autres,
Centre de Documentation sur l’Histoire du Mouvement Ouvrier et du Travail en Vendée, Femmes et Militantes: 7 portraits de femmes engagées dans le combat social en Vendée,
Roger Pérennès, Déportés et forçats de la Commune – De Belleville à Nouméa, Ouest Editions,