Marie Crous
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D'origine modeste, Marie Crous est la maîtresse d'écriture et la préceptrice de Charlotte de Caumont La Force[2].
Elle publie en 1636[3] un abrégé, une étude sur le système décimal d'après Simon Stevin. En 1641, elle publie un précis à vocation pédagogique qui détaille les règles des calculs arithmétiques avec de nombreux exemples et problèmes[4].
Contributions

Son ouvrage dépasse ce que l'on trouve dans les manuels contemporains d'initiation aux calculs. Il inclut en effet une présentation des fractions décimales, adaptée de la disme de Simon Stevin : « Il ne se trouvera aucun livre premier que celuy-cy où cette invention soit enseignée, estant toute deue aux veilles de votre tres humble servante. »
L'ouvrage commence par une épître à sa noble protectrice. Elle la remercie en ces termes : « Vous savez, à l'imitation de ce grand Dieu, relever les simples à bas (de quoi je suis du nombre, je le confesse ingenument). » Pour autant, elle ne lui attribue pas le mérite de ses inventions[5].
Dans la préface de son Advis de 1636, Marie Crous écrit[6] : « Il me semble que, suivant cet avis, ce serait aux souverains changer la division de leurs monnaies, poids et mesures, car pour l'ausneur et le toiseur, avoir marqué leurs mesures en dixième sur un côté où les marques du souverain ne sont… » Ainsi, Marie Crous propose l'adoption d'un système métrique[7] décimal, qui ne sera mis en place en France qu'à la fin du XVIIIe siècle.
Elle introduit dans cet ouvrage un changement par rapport à Stevin : le point, placé en exposant (aujourd'hui la virgule en France), pour séparer les unités de la partie décimale : « c'est le plus commode, de mettre entre les primes, & les unités, un poinct[8]. »
Elle développe par ailleurs la méthode connue ultérieurement sous le nom de Pestalozzi[Quoi ?], et ce qu'elle nomme la division de dénomination[9], très utile pour les calculs mentaux, notamment dans son application à la règle de trois.