Marie Demers
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Marie Demers est une autrice née à Montréal (anciennement Ville LaSalle) en 1986.
Vie littéraire
Elle est détentrice d'une maîtrise en création littéraire de l'Université du Québec à Montréal (UQAM)[1]. Elle est chargée de cours au sein de la même institution, y dirigeant des ateliers de littérature et de littérature jeunesse. Elle a également enseigné l'écriture jeunesse à l'Université du Québec à Trois-Rivières, de même que l'histoire de la littérature jeunesse[2] et l'initiation à la création littéraire à l'Université de Montréal[2]. Elle est la fille de l'écrivaine Dominique Demers[3],[4],[1].
Entre 2017 et 2021, Marie Demers a été directrice littéraire aux éditions Somme toute ainsi que collaboratrice à l'édition chez Québec-Amérique. Elle a dirigé a collection «Tête dure» aux éditions Tête première.
Depuis 2015, elle a publié des ouvrages aux éditions Dominique et cie[5],[6], Hurtubise[7],[8], Québec Amérique, Tête première et La Bagnole. Son premier roman pour adultes, In between, paraît en 2016[9].
Elle publie à l'automne 2023 Les détournements, un roman autofictionnel[4] dans lequel l'autrice met en récit de larges pans de sa vie. À ce sujet, elle déclare en entrevue au journal La Presse que « le pacte autobiographique implique une recherche de la vérité [...] impossible, mais de laquelle on peut se rapprocher[10]. »
Prises de position
Marie Demers explore dans ses mini romans jeunesse des thèmes tels que l’homosexualité féminine[11] et les enjeux d’identité de genre[11]. Elle a aussi pris part à l'ouvrage collectif destiné à la jeunesse Huit nouvelles pour changer les règles, dans lequel sont démystifiées les menstruations[12].
En 2018, l'autrice regrette le fait que « la littérature jeunesse est encore considérée comme de la sous-littérature »[13]. En 2022, elle suggère que la critique littéraire jeunesse au Québec est peu répandue, notamment parce qu'il s'agit d'« un domaine littéraire particulièrement investi par les femmes, en comparaison, par exemple, [avec] la littérature dite générale »[14].
La même année, l'écrivaine Lori Saint-Martin écrit dans la revue Spirale que Marie Demers est l'une des rares écrivaines québécoises à avoir abordé la question de l'avortement et que, chemin faisant, elle a « signé des pages mémorables »[15].