Marie Desport
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Marie Desport, née le à Coulonges et morte le à Bordeaux, est une universitaire française, figure pionnière dans l’histoire de l’enseignement supérieur en France.
Spécialiste de philologie latine, elle est la première femme professeur à l’université de Bordeaux. Son parcours illustre l’accès progressif des femmes aux carrières universitaires, longtemps dominées par les hommes.
Origines et formation
Née le à Coulonges, dans la Vienne[1], Marie Desport effectue ses études supérieures à Poitiers et est reçue première à l’agrégation de lettres en 1934. Nommée professeur au lycée de jeunes filles de Bordeaux, elle y reste jusqu’en 1940[2].
Elle obtient en 1951 un doctorat d’État intitulé L’incantation virgilienne : essai sur les mythes du poète enchanteur et leur influence dans l’œuvre de Virgile sous la direction de Pierre Boyancé. Consacrée à la figure du poète chez Virgile, sa thèse est publiée chez Delmas l’année suivante[2].
Carrière universitaire
Durant la Seconde Guerre mondiale, Marie Desport devient la première femme à enseigner à l’université de Bordeaux, en tant qu’assistante de latin à la faculté des lettres, dans un contexte où le corps enseignant était jusque-là exclusivement masculin[N 1],[3].
Devenue chargée d’une maîtrise de conférences en 1944 puis maître de conférences en 1948, Marie Desport est, là encore, la première femme à accéder à une chaire, en tant que professeur de philologie latine, en 1955[2],[3]. Elle reste la seule jusqu’en 1964, date à laquelle Marguerite Roques devient professeur d’histoire de l’art du Moyen Âge[3].
Elle prend sa retraite en 1979[2] et meurt quelques années plus tard, le à Bordeaux, à l’âge de 74 ans[1].