Marie Ducoud-Laborde
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Marie Ducoud-Laborde dite Breton-Double, née à Angoulême en 1773 et morte en novembre 1852, est hussarde dans les armées napoléoniennes de 1806 à 1815. Elle prend notamment part aux batailles d'Eylau et de Friedland, et doit être amputée sur le champ de Waterloo.
Biographie

Marie Ducoud-Laborde naît à Angoulême en 1773[1]. En 1801 elle épouse un dénommé Poncet. Quelques mois après la mobilisation de celui-ci, affecté comme maréchal des logis au 6e Hussards[1], elle rejoint son régiment pour être auprès de lui[2]. Leur enfant devient Trompette au 11e Dragons[3].
Pour accompagner le régiment (ce que seules les vivandières et les lavandières sont alors autorisées à faire), elle se travestit en hussard[1]. Elle est présentée à Napoléon en septembre 1806 lors d'une revue au Champ-de-mars : l’Empereur officialise son enrôlement et la nomme maréchal des logis d'ordonnance[4].
Avec son régiment, elle prend part en février 1807 à la bataille d'Eylau, où elle aide à dégager un peloton de soldats français cerné par des cavaliers russes et tue d'un coup de sabre le capitaine ennemi. A Friedland, bien que blessée par deux balles, l'une à la cuisse et l'autre au bras, elle capture six soldats prussiens. Elle reçoit alors la Légion d'honneur[5].
Enfin à Waterloo, où son mari désormais capitaine trouve la mort, elle reçoit un boulet dans la jambe et doit être amputée sur le champ de bataille[4].
Elle est recueillie par le colonel Barrown, du régiment royal irlandais[4], qui l'amène à Dublin[5].
Rentrée en France en 1830[5], elle meurt en novembre 1852 et reçoit les honneurs militaires lors de ses funérailles[6],[7]. Sa vie est relatée dans une brochure de quatre pages publiée en 1833[8].