Marie Goldschmidt, alias Mme (Gustave) Goldschmidt, née Marie Eugénie Kann le à Paris où elle est morte le , est une aéronaute française. Elle est copilote lors d'un record du monde de distance en ballon en 1913 de plus de 2 400 km. Elle est la première femme à participer à une course de montgolfières de la Fédération aéronautique internationale lorsqu'elle termine sixième de la Coupe Gordon-Bennett.
Marie Eugénie Kann naît le à Paris[1]. Elle est la fille de Maximilien Edouard Hirsch Kahn (1842-1901) et de Saraline Königswarter (1849-1925). Elle épouse Gustave Goldschmidt et se fait souvent appeler «Madame Gustave Goldschmidt»[2]. Elle se fait connaître en tant qu'aérostière[3]. En 1911, elle obtient son brevet de pilote[4]. La même année elle vole avec Marie Surcouf, présidente du club français de ballons pour femmes aéronautes connu sous le nom de «La Stella»[5] et avec Beatrix de Rijk, pilote de ballon indonésienne néerlandaise et première femme néerlandaise à obtenir une licence de pilote d'avion[6].
Rumpelmeyer et Goldschmidt accueillis et photographiés en 1913.
Elle part avec René Rumpelmayer(pl) en 1912 et parcourt 1 143 km entre Saint-Cloud, près de Paris, et Bogozlo en Hongrie en 12h50, soit une moyenne de 89km/h[4]. Encore avec René Rumpelmayer, en 1913, leur ballon parcourt plus de 2 400 km[7] de Saint-Cloud jusqu'à un atterrissage en Russie[8]. À leur arrivée en Russie, ils sont accueillis par Robert Fulda et Stephan Ivanovitch Osoviecki du Club sportif de la Société impériale d'aéronautique de Moscou[9]
Plus tard la même année, elle participe avec Rumpelmayer à la huitième compétition annuelle de distance en ballon (Coupe aéronautique Gordon Bennett). La compétition, qui a débuté en 1906, se déroule chaque année comme «l'événement phare des courses de ballons du monde». La première femme à participer à cette compétition est Goldschmidt[10], en fait, elle est la première femme à participer à une course de ballons de la FAI, où que ce soit[11]. Ils partent de Paris et sont une des vingt-et-un participants à terminer. Le duo parcoure 437 km et constituent la meilleure équipe française[12]. La première femme pilote dans cette compétition, Nini Boesman(nl), n'apparaît que dans les années 1980[10].
Ses exploits en tant qu'aéronaute cessent lorsque la guerre éclate. Elle meurt le à Paris[1], en tant qu'infirmière[13]. Elle est inhumée au cimetière de Montmartre[14].
↑ (en) Flying, Flying Association at the Office of the Aero Club of America., (lire en ligne), p.29
↑ (en) Aeronautics in the Army: Hearings Before the Committee on Military Affairs, House of Representatives, Sixty-third Congress, First Session, in Connection with H.R. 5304, May 16, 1913, Entitled "An Act to Increase the Efficiency of the Aviation Service of the Army, and for Other Purposes." August 12, 14, 15, and 16, 1913, Bureau d'impression du gouvernement des États-Unis, United States Congress House Committee on Military Affairs, (lire en ligne), p.266