Marie Lemoine
botaniste et phycologue française
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Marie Lemoine, née Flore Eugénie Marie Dujardin-Beaumetz le dans le 17e arrondissement de Paris et morte le au Kremlin-Bicêtre[1] est une botaniste et phycologue française.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Flore Eugénie Marie Dujardin-Beaumetz |
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| Père |
Paul Dujardin-Beaumetz (d) |
| Conjoint |
Paul Lemoine (à partir de ) |
| A travaillé pour | |
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| Abréviation en botanique |
Me.Lemoine |
Elle est l’une des taxinomistes du vingtième siècle les plus productives en matière de description de corallines fossiles : elle décrivit trois genres et plus de 90 espèces de corallines non-articulées fossiles[2].
Biographie
Elle est la fille de l'ingénieur François Dujardin-Beaumetz et d'Aimée Allovon. Elle est la nièce du peintre et homme politique Étienne Dujardin-Beaumetz. En 1907, elle épouse le géologue français Paul Lemoine (1878 -1940). Ils ont trois enfants, qui naissent entre 1908 et 1914.
En 1911, elle soutient sa thèse de docteur ès science sur la Structure anatomique des mélobésiées (application à la classification), à la Faculté des sciences de Paris [3]. En 1912, elle reçoit le prix Montaigne. Elle travaille, dès cette époque et pour la plus grande partie de sa vie, au Laboratoire de cryptogamie du Muséum (12 rue de Buffon, Paris 75005)[4] jusqu'au début des années 80. Elle travaille à la station de biologie marine de Concarneau et à la Station biologique de Roscoff.
Son marie est directeur du Muséum national d'histoire naturelle entre 1932 et 1936. Il décède de maladie en 1940. En 1951, elle est nommée associée du Muséum. En 1962, elle emménage rue Jussieu, et vient chaque jour au laboratoire de la galerie de Botanique. Durant sa carrière qui s'est étendue sur une période de 72 ans, elle a publié un total de 101 contributions, articles et études[4]. Elle n'est jamais rétribuée pour son travail[5].
Elle est connue pour son étude des algues Corallinales (les coraux modernes et leurs fossiles) dont elle collectait spécimens et fossiles grâce à un réseau de correspondants extrêmement important[6],[7]. Elle est membre de plusieurs sociétés savantes : Société de biogéographie, Société botanique de France, Association française pour l'avancement des sciences[4].
Publication
- Les algues calcaires fossiles de l'Algérie, Macon, Protat frères, imprimeurs, , 128 p. (lire en ligne).