Marie Mennessier-Nodier

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Décès
Nom de naissance
Marie Antoinette Élisabeth Nodier
Autres noms
Marie Mennessier, Marie Nodier-Mennessier
Marie Antoinette Mennessier-Nodier
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie Antoinette Élisabeth Nodier
Autres noms
Marie Mennessier, Marie Nodier-Mennessier
Nationalité
Activités
Rédactrice à
Père
Mère
Désirée Nodier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Marie Mennessier-Nodier
Signature.

Marie Nodier, dite Marie Mennessier-Nodier ou Marie Nodier-Mennessier, née le à Quintigny (Jura) et morte à Fontenay-aux-Roses le , est une femme de lettres française.

Enfance et formation

Fille unique de l'écrivain Charles Nodier et de Désirée Charve, Marie Antoinette Élisabeth Nodier est formée par son père qui fait d'elle une jeune fille cultivée et brillante. Quand Nodier est nommé bibliothécaire à l'Arsenal et qu'il commence à recevoir la nouvelle génération romantique, Marie Nodier se distingue par son entrain et son esprit. Elle est admirée et courtisée par plus d'un poète. C'est à elle qu'est dédié le fameux sonnet de Félix Arvers Sonnet d'Arvers [1]. En 1843, Alfred de Musset lui envoie ce poème[2] :

– Je vous ai vue enfant, maintenant que j’y pense,
Fraîche comme une rose et le cœur dans les yeux.
– Je vous ai vu bambin, boudeur et paresseux,
Vous aimiez Paul Foucher, les grands vers et la danse.

Ainsi nous revenaient les jours de notre enfance
Et nous parlions déjà le langage des vieux.
Ce jeune souvenir riait entre nous deux
Léger comme un écho, gai comme l’espérance.

Le lâche craint le temps parce qu’il fait mourir,
Il croit son mur gâté lorsqu’une fleur y pousse.
Ô voyageur ami, père du souvenir !

C’est ta main consolante, et si sage, et si douce
Qui consacre à jamais un pas fait sur la mousse,
Le hochet d’un enfant, un regard, un soupir.

Femme de lettres, MarieNodier écrit des vers, des nouvelles et des contes qu'elle publie dans des revues ou des recueils collectifs. Ceux-ci sont rassemblés en recueils dans deux numéros des Cahiers d'études nodiéristes, datant de 2019 et 2020. Son texte le plus connu reste cependant l'ouvrage biographique qu'elle écrit sur son père : Charles Nodier, épisodes et souvenirs de sa vie (1867).

Hyppolyte Masson, portrait de Marie Mennessier-Nodier, 1838. Coll. Mennessier-Nodier.

Elle épouse Jules Mennessier le . Le couple continue de résider à l'Arsenal jusqu'à la mort de Charles Nodier en . Il naît quatre enfants de cette union : Georgette en 1832, Emmanuel en 1836, puis deux autres filles, Thècle en 1839 et Marie-Victoire en 1842[3]. En , une ordonnance royale autorise le couple et leurs enfants à porter le nom de Mennessier-Nodier. La même année, ils partent en province où Jules fera carrière comme receveur particulier des finances : Château-Chinon (1844-1848), Saint-Pol-sur-Ternoise (1849-1853), Pont-Audemer (1853-1871).

Jules Mennessier est à la retraite en 1869. Le couple réside ensuite à Nonant-le-Pin (1871-1874) puis à Fontenay-aux-Roses. Marie Mennessier-Nodier y meurt en 1893, 16 ans après son mari. Elle est inhumée au cimetière de Fontenay-aux-Roses.

Œuvres

  • Sonnet à Mélanie Gaume,
  • Mélodies romantiques, Paris Troupenas, 1831.
  • La Perce-Neige, Choix de morceaux de poésie moderne recueillis et publiés par Marie Nodier-Mennessier, Heideloff & Campé, 1836.
  • Dors, ma belle Ange ! Chansonnette, paroles de Mme Marie Ménessier-Nodier, musique d'Hip. Mareschal, Verdun, Laurent, 1842.
  • Charles Nodier : Épisodes et Souvenirs de sa vie, Paris, Didier 1867.Lire en ligne
  • Lettres d'une hirondelle à une serine élevée au Couvent des oiseaux, dans Scènes de la vie privée et publique des animaux, Tome 2, Paris, Hetzel 1842. Ouvrage collectif[4] ; et dans Monsieur le vent et Madame la pluie, de Paul de Musset, Marie Mennessier Nodier et Charles Nodier
  • Bibliographie complète data BNF.
  • Récits et Nouvelles publiés dans Cahiers d'études nodiéristes, n° 7, Classiques Garnier, 2019.
  • Vers et Proses publiés dans Cahiers d'études nodiéristes, hors série, Classiques Garnier, 2020.
  • Lithographie par Julien Léopold Bouilly à Paris
    Lettres de Paris (Feuilleton de la Gazette de Metz) publiées dans Cahiers d'études nodiéristes, hors série, Classiques Garnier, 2021.

Correspondance

Notes et références

Annexes

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