Marie Paléologue
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Μαρία Παλαιολογίνα |
| Activité |
Religieuse chrétienne |
| Père | |
| Mère |
Diplovatatzina (d) |
| Fratrie |
Andronic II Paléologue Anna Paléologue (d) Konstantinos Palaiologos (en) Théodore Paléologue (en) Eudoxie Paléologue Euphrosyne Palaiologina (en) Irène Paléologue (en) |
| Conjoint | |
| Enfants |
| Noms en religion |
Μελανία, Мелания |
|---|
Marie Paléologue (en grec moderne : Μαρία Παλαιολογίνα) dite Mélanie[n 1], est une princesse byzantine du xiiie siècle. Fille de l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue, elle épouse le khan mongol Abaqa. Elle est considérée comme une figure chrétienne influente parmi la civilisation mongole. Après la mort de son époux, elle devient l'abbesse d'un monastère à Constantinople, nommée posthumément d’après elle : Sainte-Marie-des-Mongols.
Mariage
L'empereur Michel VIII Paléologue tente de maintenir des relations amicales avec les deux khanats rivaux que sont l'Ilkhanat de Perse et la Horde d'or. Hulagu Khan négocie la main d'une princesse de la famille impériale, et Michel choisit sa fille illégitime Marie[1],[2]. Il fiance également une autre de ses filles, Euphrosyne Paléologue, à Nogaï Khan, chef de la Horde d'Or. Les deux khanats maintiennent une attitude de tolérance envers les chrétiens [3].
Marie quitte donc Constantinople en 1265, escortée par l'abbé du monastère de Pantocrator, Théodose de Villehardouin[4]. L'historien Steven Runciman rapporte qu'elle est aussi accompagnée du patriarche Euthyme d'Antioche[1]. Cependant, à Césarée, elle apprend que Hulagu est mort, et elle épouse donc son fils, Abaqa Khan. Elle mène une vie pieuse et est très influente sur la politique religieuse des Mongols, dont beaucoup sont déjà des chrétiens nestoriens. Doquz Khatun, la femme de Hulagu, fait alors office de représentante des chrétiens mongols. Lorsqu'elle meurt en 1265, ils se tournent vers Marie, qui est appelée « Despina Khatun » (Δέσποινα étant le grec pour « Dame »)[5]. Selon le manuscrit d'Orléans, Baïdou Khan est proche de Marie et visite fréquemment son ordo (palais nomade) pour entendre des histoires intéressantes sur le christianisme.
Veuvage
Marie réside en Perse à la cour d'Abaqa pendant près de quinze ans, jusqu'à ce que son mari - disciple de Tengri - décède et soit remplacé par son frère musulman Ahmad Teküder[6].
Elle revient finalement à Constantinople, selon certaines sources accompagnée de la fille qu'elle aurait eue avec Abaqa, Théodora Ara Qutlugh[7]. Elle devient la protectrice du monastère de Panagiotissa, et y reste pour le restant de sa vie.
