Marie Tepe
vivandière d'origine française
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Marie Brose Tepe Leonard, née Marie Brose à Brest le 24 août 1834 et connue sous le nom de Mary Tepe ou French Mary et morte le 24 mai 1901 à Pittsburgh (Pennsylvanie), est une vivandière d'origine française et turque qui combattit pour l'armée de l'Union pendant la guerre de Sécession. Elle servit dans les 27e (en) et 114e régiments d'infanterie de Pennsylvanie (en).
Biographie
Enfance
On sait peu de choses sur les débuts de la vie de Marie Tepe. Née Marie Brose, elle est née à Brest le . Son père est turc et sa mère française. On ne sait pas quand elle immigre aux États-Unis, mais on estime qu'elle le fait à l'âge de quinze ans. Vers 1854, elle épouse un tailleur de Philadelphie nommé Bernhard Tepe.
Guerre de Sécession
Son mari s'engage comme simple soldat dans le 27e régiment d'infanterie de Pennsylvanie. Il veut qu'elle reste à l'arrière et tienne leur boutique de couture pendant son service, mais elle devient membre du même régiment.
Pendant que l'unité marche vers Philadelphie, Tepe est chargée de transporter un tonneau de plus de 5 litres, pour le whisky ou l'eau. Au camp, elle vend diverses marchandises aux soldats jusqu'à la première bataille de Bull Run, où elle exerce à l'hôpital du régiment. Son séjour au sein du 27e régiment d'infanterie se termine lorsque son mari et ses amis, alors qu'ils sont en état d'ébriété, lui volent 1 600 dollars.
Elle saisit l'occasion de devenir vivandière et revient à l'armée. Elle rejoint Charles Henry Tucker Collis et son régiment de zouaves, le 114e régiment d'infanterie de Pennsylvanie. Dans ce régiment, elle reçoit une solde de soldat avec un supplément de vingt-cinq cents pour chaque jour passé à travailler à l'hôpital. Elle devient la « fille du régiment ». Elle travaille au sein du 114e de Pennsylvanie en tant que cantinière, cuisinière, laveuse et raccommodeuse de vêtements. Après la bataille de Chancellorsville, particulièrement meurtrière, elle commence à travailler dans un hôpital de campagne. Marie Tepe et Anna Etheridge (en) sont décorées de la Croix de Kearny (en) le 16 mai 1863, après leur travail dans la bataille de Chancellorsville, bien que Marie Tepe refuse cette récompense. Elles sont les seules femmes récompensées sur 300 médaillés.
Au sein du 114e, elle a la chance de ne pas être blessée lors de ses nombreuses campagnes, mais aurait été atteinte à la cheville pendant la bataille de Fredericksburg. On rapporte qu'elle se trouve sous le feu de l'ennemi treize fois au total. Lors de la bataille de Chancellorsville, Tepe intervient dans des conditions particulièrement dangereuses pour apporter de l'eau aux troupes épuisées. Le régiment de Tepe participe à la première bataille de Bull Run, à Fair Oaks, Fredericksburg, Chancellorsville, Gettysburg et Spotsylvania.
Après-guerre
Après la guerre, elle se marie avec un vétéran de la guerre civile nommé Richard Leonard, son précédent mari étant mort à Gettysburg. La mort de Bernard est contestée car les registres militaires indiquent qu'il survit à la guerre et qu'il est incorporé avec sa compagnie à Philadelphie, en Pennsylvanie, en 1864. Selon certains documents[Lesquels ?], elle aurait rencontré Richard Leonard durant la campagne de Petersburg et l'aurait épousé à Culpeper, en Virginie.
En 1898, un journal rapporte qu'elle a sollicité une pension pour son service militaire, mais aucun document n'indique qu'elle l'ait reçue. Elle devient indigente, souffre de rhumatismes et de sa blessure à la cheville contractée pendant la guerre. Elle se suicide le 24 mai 1901 en buvant une dose mortelle de vert de Paris, une sorte de pigment de peinture (un pigment, rodenticide et insecticide)[1].
