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Marie de Hennezel

psychologue, psychothérapeute et écrivaine française From Wikipedia, the free encyclopedia

Marie de Hennezel, née sous le nom complet de Marie Marguerite Jacqueline Gaultier de La Ferrière[1] le à Lyon, est une psychologue, psychothérapeute et écrivaine française.

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Elle est connue pour son engagement à l'amélioration des conditions de la fin de vie. Ses ouvrages, ses deux rapports au gouvernement et ses prises de parole sur le sujet ont contribué à l'évolution de l'image du vieillissement et du grand âge dans notre société.

Biographie

Fille du colonel Jean Gaultier de la Ferrière, elle est la cinquième d'une famille de onze enfants. Elle épousa Bruno de Hennezel d'Ormois, puis Christopher Thiery interprète de conférence. Elle a trois enfants, et six petits-enfants.

Ancienne élève des maisons d’éducation de la Légion d’honneur, Marie de Hennezel est diplômée de l'Institut de management et de communication interculturels (ISIT) (1966) et titulaire d'une maîtrise d’anglais de l'université Paris III.
Après avoir enseigné l'anglais, elle reprend des études pour devenir psychologue clinicienne. Elle obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de psychologie clinique à l'université Paris IV puis un Diplôme d'études approfondies (DEA) de psychanalyse à l'université Paris VII en 1975. De 1975 à 1984, elle exerce comme psychologue clinicienne au sein de plusieurs bureaux d’aide sociale et au Planning familial, c'est l'époque de la loi Veil. De 1984 à 1986, elle est psychologue clinicienne au sein d’un service de psychiatrie, au Centre hospitalier régional de Villejuif[2],[3],[4].

Par l'intermédiaire de son frère Jacques de la Ferrière, alors chef de protocole à l'Élysée, elle fait la connaissance du président Mitterrand en . S'ensuivront des rencontres avec François Mitterrand durant les douze dernières années de sa vie jusqu’en [3]. — Pour le 20e anniversaire de sa mort, Marie de Hennezel publie son ouvrage « Croire aux forces de l’esprit » qui dessine les contours de sa personnalité intérieure méconnue. —[5],[6].

En 1987, elle intègre la première unité de soins palliatifs créée en France, à l'hôpital international de l'université de Paris, par François Mitterrand. À partir de 1992, elle partage son temps entre cette unité et une unité de soins Sida, à l'Hôpital Notre-Dame-du-Bon-Secours. Elle relate cette expérience auprès des personnes en fin de vie dans un livre préfacé par François Mitterrand : La mort intime[7],[8], publié aux éditions Robert Laffont () et traduit dans une vingtaine de langues[2].

Son travail au sein d’associations diverses[N 1], et son engagement dans l’accompagnement de la fin de la vie auprès de personnes atteintes par le VIH[N 2] , l’amènent à compléter sa formation en psychanalyse jungienne avec une formation en hapno-psychothérapie au Centre international de recherche et de développement de l'haptonomie (CIRDH) en 1992[4].

Elle émet une opinion défavorable à la légalisation de l'aide à mourir par l'euthanasie volontaire ou le suicide assisté.

Œuvre

De à , elle transmet l’expérience d'accompagnement, acquise auprès des personnes en fin de vie, à travers conférences[12], [13],[14] et formations destinées aux professionnels de santé.

En , le ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées, Jean-François Mattei, lui confie une mission et un rapport à rédiger sur la fin de vie. Ce rapport « Fin de vie, le devoir d’accompagnement » ()[15] a inspiré la mission parlementaire sur l'accompagnement de la fin de la vie [16], et la loi du « Droits des malades et fin de vie » en est un prolongement. Auditionné par la mission parlementaire, Jean-François Mattei, a regretté qu'« à la solidarité qui se manifestait autrefois autour des mourants se soit substituée une solitude, un chacun pour soi qui n’encourage pas à faire confiance aux autres et qui fait que l’on préfère compter sur soi[17].»

En , Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé, lui confie une mission de diffusion de la culture palliative[18]. Il met en œuvre une des mesures de son rapport, la création d’un numéro azur : « Accompagner la fin de la vie : s’informer, en parler », qu’il inaugure le . Marie de Hennezel effectue alors un tour de France des régions, pendant deux ans, pour évaluer l’avancée des soins palliatifs et animer des forums d’information sur la loi Leonetti et de sensibilisation aux bonnes pratiques en fin de vie. Elle remet à Roselyne Bachelot son rapport de mission « la France palliative »[19], dans lequel elle dénonce « l'inégalité de la diffusion de la culture palliative dans notre pays » et le manque de moyens pour la mettre en place. Elle fait toutefois état « d'initiatives intéressantes dont on pourrait s'inspirer » et de propositions concrètes[20]. Elle conclut en rappelant que ces mesures « supposent la volonté politique de faire de cette pédagogie de la loi, une priorité »[21].

En elle est nommée membre du comité de pilotage de l’Observatoire national de la fin de vie. Elle démissionne de ce comité en 2012, à la suite d’un désaccord concernant la méthodologie de l’observatoire, elle conteste l’utilité de multiplier des rapports onéreux qui risquent de rester lettre morte. Elle aurait, quant à elle, privilégié la rencontre « sur le terrain » des personnes qui sont directement confrontées aux difficultés de la fin de la vie [22],[23],[24].

Marie de Hennezel anime régulièrement des séminaires sur « l'art de bien vieillir » pour Audiens[25], la mutuelle et la caisse de retraite des professions du spectacle, de l'audio-visuel et de la presse. Elle est membre du comité d’honneur du collectif Plus digne la vie[26] et est également administratrice et membre du comité scientifique de la Fondation Korian[8], elle anime depuis 2010 des « parcours l'aventure de vieillir » au sein des résidences service Domitys[27],[28].

En , à la demande de l'ONG Elise Care, Marie de Hennezel est partie au Kurdistan irakien former les psychologues chargées du soutien psychologique des réfugiés yézidis, et notamment des femmes revenues des camps de Daesh[29][source insuffisante].

Marie de Hennezel est membre de l’association Old’Up.

En 2009, elle fonde l’association « Une île… des auteurs » à l’Île d’Yeu, qui organise une biennale littéraire.

En 2019, elle confie la présidence de l’association à Marie-Laure de Cazotte et en devient présidente d’honneur.

Ouvrages

Décorations et distinctions

En , comme Élisabeth Roudinesco, elle se porte candidate au fauteuil 36 de l'Académie française, laissé vacant par Philippe Beaussant[35]. C'est Barbara Cassin qui est élue[36].

Notes et références

Liens externes

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