Marika Sherwood
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Marika Sherwood, née le à Budapest et morte le à Oare, est une historienne, chercheuse, éducatrice, autrice et militante anti-raciste d'origine hongroise basée en Angleterre. Cofondatrice de la Black and Asian Studies Association, elle fait figure de pionnière dans le domaine de la recherche sur l'histoire de la population noire britannique.
Marika Sherwood est née le à Budapest, en Hongrie, au sein d'une famille juive-hongroise. Enfant, elle y expérimente les discriminations et la haine racistes. En 1948, ses parents et elle, ayant survécu à la Shoah, émigrent à Sydney, en Australie[1].
En 1955, à l'âge de 18 ans, elle épouse Ronald Troy, avec qui elle a un fils, Craig. Ils divorcent en 1962[1].
En 1965, tout en travaillant et en élevant seule son fils, Marika Sherwookd obtient une licence en anthropologie à l'Université de Sydney[1]. La même année, après une brève union avec Peter Sherwood, professeur de français[1] dont elle gardera le nom de famille, elle émigre en Angleterre où elle décroche un emploi comme enseignante à Londres[2]. C'est là qu'elle prend conscience en situation des discriminations et du racisme dont sont victimes les étudiantes noirs dans le système éducatif britannique, notamment ses élèves d'origine caribéenne. Cette découverte l'incite à s'intéresser à l'histoire de la diaspora africaine et a s'engager dans ce domaine de recherche[1].
Marika Sherwood devient ensuite chercheuse principale à l'Institut d'études du Commonwealth de l'Université de Londres. En 1991, avec différentes personnalités dont l'historien afro-britannique Hakim Adi, elle fonde la Study of African, Caribbean and Asian Culture and History in Britain, renommée plus tard Black and Asian Studies Association (BASA).
Au cours de sa vie, elle publie plus de 20 livres et près de 100 articles sur les thèmes du racisme, de l'esclavage, de l'histoire de la communauté noire britannique, du panafricanisme, ... et prend part à de nombreuses émissions de radio, conférences et films. Elle milite en outre en faveur d'un programme d'histoire national plus inclusif.
En 2017, Marika Sherwood, militante en faveur de la cause palestinienne, est invitée à s'exprimer lors de la Semaine de l'apartheid israélien de l'Université de Manchester. Le discours qu'elle prévoit de prononcer s'intitule : « Vous faites aux Palestiniens ce que les nazis m'ont fait ». À la suite de l'intervention de l'ambassade israélienne, l'Université de Manchester décide de censurer le titre de son intervention[3],[4].
En , Marika Sherwood reçoit un doctorat honorifique en Histoire à l'Université de Chichester[5],[6].
Souffrant de la maladie d'Alzheimer depuis plusieurs années, Marika Sherwood décède à son domicile le , à l'âge de 87 ans[6],[7].