Marino Guarguaglini
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Marino |
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italienne ( - |
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Marino Guarguaglini, connu sous la signature Marino (né en 1923 à Piombino, mort à Milan, le ) est un dessinateur de presse et un illustrateur italien, dont la popularité a été surtout assurée par les vignettes qu'il publiait dans l'hebdomadaire Guerin Sportivo[3].
Après s'être occupé de publicité pour le quotidien La Stampa, il commença à illustrer des livres, destinés aux jeunes lecteurs, qui étaient publiés par des éditeurs turinois ou milanais[4].
En 1958, il créa le personnage de bande dessinée « Cuoricino », pour l'hebdomadaire Il Monello (it), dont il réalisa, pendant une dizaine d'années les aventures, sur des scénarios de Corrado Zucca, Antonio Mancuso et Luigi Grecchi[4].
Appelé par le directeur Bruno Slawitz pour assurer la succession de Carlo Bergoglio (it) (plus connu sous le pseudonyme de « Carlin »), il a contribué pendant des années comme dessinateur de presse à l'hebdomadaire le Guerin Sportivo[4], dans lequel il publiait des dessins humoristiques dont la thématique était sportive, qu'il réalisait directement à l'encre de Chine, et dans lesquels il caricaturait les personnalités et les joueurs du football, les champions des autres sports, ou les protagonistes de la politique ou des spectacles. Ses dessins étaient souvent inspirés par les situations qu'Alberto Rognoni, l'un des principaux animateurs du « Guerin Sportivo » et une personnalité du football italien, lui suggérait[5].
« Je rencontrais Marino deux fois par semaine. Le vendredi pour les vignettes "préfabriquées" et le dimanche, tard dans l'après-midi, pour les vignettes "fraiches", dédiées aux évènements du championnat ... J'écrivais la boutade, je gribouillais une ébauche et je la lui montrais. Il riait toujours[6]. »
Ceux qui étaient la cible de ses satires étaient aussi les premiers à faire la queue pour en acquérir les originaux. Ses dessins les plus fameux représentent Nereo Rocco, Nicolò Carosio, Padre Eligio (it), Gianni Rivera, Claudio Herrera (it), Luigi Riva, Gianni Brera, mais aussi Giulio Andreotti, Amintore Fanfani ou Giovanni Malagodi, et figurent aujourd'hui dans toutes les grandes collections italiennes et européennes[3].
Il réalisa une série de vignettes humoristiques que les clochards milanais lui avaient inspirées. Celles-ci furent rassemblées dans un album ( « I barboni visti da Marino » ) pour lequel il reçut le premier prix, dans la catégorie « Littérature illustrée » du Salon international de l'humour de Bordighera (it), en 1960[1]. Il reçut le même prix, dans la catégorie « Thème fixe : la paix », qu'il partagea avec Gigi Vidris, en 1961, du même festival[2].