Mario Amadeo

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PrésidentEduardo Lonardi (président de facto)
PrédécesseurHenry Cabot Lodge, Jr.
Mario Octavio Amadeo
Illustration.
Fonctions
Ministre des Relations extérieures, du Commerce international et des Cultes de la République argentine (« chancelier »)

(1 mois et 21 jours)
Président Eduardo Lonardi (président de facto)
Prédécesseur Ildefonso Cavagna Martínez
Successeur Luis Podestá Costa
Président du Conseil de sécurité
des Nations unies

(30 jours)
Prédécesseur Henry Cabot Lodge, Jr.
Successeur Charles Ritchie
Biographie
Date de naissance [1]
Lieu de naissance Buenos Aires
Date de décès (à 72 ans)
Lieu de décès Buenos Aires
Nationalité argentine
Parti politique Unión Federal Democrática Crisitiana
Profession Journaliste, écrivain, diplomate
Religion Catholique
Résidence Buenos Aires

Mario Octavio Amadeo (Buenos Aires, 1911 — ibidem, 1983) est un homme politique, diplomate, journaliste et écrivain nationaliste conservateur argentin.

Philosophe de formation, appartenant aux très influents milieux de droite d’Argentine, partisan enthousiaste du régime de Francisco Franco, il fonda dans son pays plusieurs périodiques de droite, où il plaidait pour un régime politique traditionaliste et antidémocratique, dont les principaux ingrédients étaient le corporatisme et un nationalisme économique opposé à la mainmise du capital étranger sur l’Argentine. Il fit sien le concept d’hispanité élaboré par Ramiro de Maeztu, et se manifesta pendant la Seconde Guerre mondiale en faveur des puissances de l'Axe. Sous la présidence de Perón, il soutint celui-ci pendant un temps, puis s’en détourna en raison de sa politique ouvriériste. À la chute de Perón en septembre 1955, il exerça brièvement comme ministre des Affaires extérieures, jusqu’à l’évincement du président de facto Eduardo Lonardi. Il s’engagea ensuite dans la carrière diplomatique et dirigea la délégation argentine auprès des Nations unies.

Natif de Buenos Aires, Mario Amadeo fit des études de philosophie, puis pendant une courte période travailla dans ce domaine en milieu universitaire[1]. Dans les années 1930, le jeune Amadeo était étroitement lié à la mouvance anti-libérale et subit l’influence d’écrivains catholiques conservateurs tels que Léon Bloy, Charles Péguy, Jacques Maritain, G. K. Chesterton, Hilaire Belloc, Giovanni Papini et Ramiro de Maeztu[2] ; à ce titre, il est à ranger dans le groupe d’auteurs et de militants de droite auquel appartenaient également Carlos Ibarguren, Manuel Gálvez, Juan Carulla, Ernesto Palacio, Máximo Etchecopar, et les frères Rodolfo et Julio Irazusta. Il fut d’autre part président de l’Ateneo de la República, un cercle d’élite, semi-secret, actif dans la décennie 1940, que ses détracteurs taxaient de fasciste et qui comptait parmi ses membres plusieurs ministres du gouvernement[3], et était l’un des fondateurs de l’Action catholique argentine en 1931, ainsi que, plus tard, du journal de droite El Baluarte (littér. le Bastion). Amadeo adhérait aux idées politiques de l’intellectuel espagnol Ramiro de Maeztu (notamment au concept d’hispanité élaboré par celui-ci), plaidait pour un traditionalisme anti-démocratique (dont le corporatisme était un des composants, avec le nationalisme économique opposé à la mainmise du capital étranger sur l’Argentine[1]), et fut un soutien enthousiaste du régime de Francisco Franco en Espagne[4].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Amadeo rejoignit le camp de ceux qui se déclaraient en faveur des puissances de l'Axe, en raison de quoi le dénommé Blue Book on Argentina rédigé par le Département d’État américain répertoria Amadeo comme étant « un collaborateur de confiance du SD  » allemand[5]. Amadeo était proche de Juan Carlos Goyeneche, qui faisait de fréquentes visites en Allemagne durant la guerre, et ce fut Amadeo qui assura les contacts entre Goyeneche et le ministre argentin des Affaires étrangères, du Commerce international et des Cultes Enrique Ruiz Guiñazú[6]. Au long de sa carrière comme ambassadeur auprès des Nations unies, il fera montre encore de sympathies nazies lorsqu’il fustigera Israël pour avoir capturé Adolf Eichmann[7].

Sous la Révolution libératrice

Carrière diplomatique auprès des Nations unies

Notes et références

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