Mario Ciceri

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Date de naissance
Lieu de naissanceVeduggio, Italie
Date de décès, Sulbiate, Italie (à 44 ans)
Nationalité Italien
Mario Ciceri
Image illustrative de l’article Mario Ciceri
Bienheureux
Date de naissance
Lieu de naissance Veduggio, Italie
Date de décès , Sulbiate, Italie (à 44 ans)
Nationalité Italien
Vénéré à église Sant'Antonino Martire à Sulbiate
Béatification à Milan
Vénéré par l'Église catholique
Fête 14 juin

Mario Ciceri, né le et mort le , est un prêtre catholique italien, vénéré comme bienheureux par l'Église catholique. Il est fêté le .

Jeunesse

Mario Ciceri est le quatrième des six enfants de Luigi Ciceri et Colomba Vimercati, modestes paysans. Lorsque la nièce de Luigi meurt, ils accueilleront en plus ses treize enfants. Mario Ciceri grandit donc dans une famille très nombreuse, et religieuse. Il fait sa confirmation en 1908 et sa première communion en 1910. Il assiste chaque jour à la messe et sert comme enfant de chœur. A huit ans, Mario déclare à ses parents qu'il souhaite devenir prêtre.

À 11 ans, Mario est envoyé au Collège Gervasoni de Valnegra, près de Bergame. Il se distingue tant pour sa persévérance dans les études qu'on lui donne une bourse. En 1912, il intègre le petit séminaire de Milan. Toutefois, sa famille ne peut subvenir aux frais de ses études. À 18 ans, Mario Ciceri devient surveillant d'un collège, afin de financer une partie de son séminaire[1].

Vicaire

Le , Mario Ciceri est ordonné prêtre dans le Duomo de Milan, par le cardinal Eugenio Tosi. Il est dès lors envoyé comme vicaire à la paroisse Sant’Antonino martire à Sulbiate, plus précisément dans la frazione de Brentana. Dans cette localité était déjà implanté la maison mère d'une nouvelle communauté religieuse : la Famille du Sacré-Cœur, fondée par mère Laura Baraggia (vénérable depuis 2016). Sur son lit de mort, elle avait prié pour qu'un saint prêtre vienne à Sulbiate[2].

Don Mario Ciceri fut plus précisément chargé de l'oratoire, structure qui encadrait tous les enfants du pays. Il leur fait le catéchisme, leur apprend la liturgie, organise des activités sportives et monte une chorale. Il fonde aussi dans sa paroisse l'Action catholique. De nombreux jeunes garçons dont il avait la charge décidèrent de devenir prêtre[2].

En plus de l'oratoire, il prêtait volontiers ses services aux pauvres gens et visitait chaque semaine les prisonniers et les malades. Il organisait aussi plusieurs retraites spirituelles par an. Malgré toutes ses activités, il passait plusieurs heures par jour dans l'église, dès qu'il le pouvait, pour prier. En plus de son rythme de vie, il s'ajoutait de nombreuses mortifications, comme il le relate lui-même dans son journal[2].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il donne toujours plus de temps à ses jeunes, pour les soutenir. De plus, don Mario Ciceri risqua plusieurs fois sa vie en organisant la fuite de familles juives, et en protégeant certains de ses paroissiens recherchés par les fascistes[1].

Dans la soirée du , il rentre à bicyclette après avoir passé plusieurs heures à confesser. Sur la route, il est renversé par un camion et reste plusieurs heures dans le fossé, gravement blessé. Alors que toute la paroisse prie pour son rétablissement, don Mario Ciceri offre sa vie à Dieu : « Si le Seigneur veut ma pauvre vie, je lui offre volontiers, afin que finisse la guerre, afin que nos soldats rentrent chez eux, et afin que les pauvres pécheurs soient sauvés. »[1].

Après deux mois d'agonie sans se plaindre, don Mario Ciceri meurt le , âgé de 44 ans. Ses funérailles furent suivies par des centaines de personnes, et son cercueil fut porté par des jeunes de son oratoire.

Vénération

Notes et références

Liens externes

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