Mario Zanin (archevêque)
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| Nonce apostolique en Argentine (d) | |
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| Nonce apostolique au Chili (d) | |
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| Archevêque catholique | |
| à partir du | |
| Administrateur apostolique Administration apostolique de Harbin | |
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| Archevêque titulaire Archidiocèse de Traianopoli de Rhodope (d) | |
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Giacinto Gaggia (en) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Activité |
Prêtre catholique (à partir du ) |
| Consécrateurs |
Pietro Fumasoni-Biondi, Carlo Salotti, Giosuè Cattarossi (en) |
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Mario Zanin ( – ), parfois appelé par la forme française de son nom, « Marius Zanin », et également connu sous le nom chinois de « Cài Níng » (蔡寧), est un prélat italien et diplomate du Saint-Siège. Il est nonce apostolique en Chine (en) de 1933 à 1946, au Chili (en) de 1947 à 1953 et en Argentine (en) de 1953 à 1958.
Le , il est nommé délégué apostolique en Chine (en) et archevêque titulaire de Trajanopolis-en-Rhodope (de) et est consacré le par le cardinal Pietro Fumasoni-Biondi avec comme co-consécrateurs l'archevêque titulaire de Philippopolis-en-Thrace (de) Carlo Salotti et l'évêque de Belluno-Feltre Giosuè Cattarossi (it)[1]. En tant que délégué apostolique en Chine, Zanin n'a pas le rang d'ambassadeur du Vatican auprès du gouvernement chinois[2]. Il bénéficie néanmoins des honneurs réservés aux ministres plénipotentiaires[3]
En 1939, après la conquête japonaise de Nanjing, Zanin reste en territoire occupé[4], déléguant à un franciscain américain son autorité sur la zone contrôlée par le gouvernement chinois, dont la capitale provisoire est Chongqing[5]. Selon des câbles diplomatiques japonais, il recommande au pape Pie XII que le Vatican reconnaisse le Gouvernement national réorganisé de la république de Chine basé à Nanjing (un État fantoche japonais) comme le gouvernement légitime de la Chine, par opposition au gouvernement du KMT à Chongqing[6]
Dans la zone occupée, les catholiques, comme la plupart des gens, se sont adaptés à la domination japonaise. Dans certaines localités, les catholiques essayent de collaborer avec les nouvelles autorités. Zanin reçoit des plaintes concernant des missionnaires qui manifestaient de la sympathie envers les occupants. D'autre part, après le massacre, près du siège d'une mission, de soldats chinois sous commandement japonais, une soixantaine de catholiques, dont un évêque, soupçonnés d'être impliqués, ont été arrêtés dans l'intention de les traduire en cour martiale, mais après l'intervention des représentants diplomatiques français, ils sont libérés, à l'exception d'un prêtre, à condition que l'évêque, qui a précédemment refusé de rencontrer les autorités japonaises, soit démis de ses fonctions[5]. Les missionnaires sont internés et certains sont tués[7]. Zanin impose une stricte neutralité, demandant aux évêques de dire à leurs prêtres « d'éviter même l'apparence de toute action qui [...] pourrait donner une excuse pour des représailles contre les résidences missionnaires. [...] Ne laissez pas toute la communauté périr à cause de l'imprudence d'une seule personne. »[5]. Cela déplaît à ceux qui prônent une forme de résistance passive ou active à l'envahisseur[8], et donne lieu à des protestations officielles de la part du gouvernement de Tchang Kaï-chek[9].
Amérique du Sud
Claude G. Bowers (en), ambassadeur américain au Chili (de), décrit Zanin à la fin des années 1940 comme « un homme grand et mince, aux cheveux grisonnants, [...] très cultivé, exceptionnellement compétent et brillant »[10]
En 1953, Zanin est transféré à la nonciature de Buenos Aires (en), où il meurt le . Il est ainsi témoin de la « Révolution libératrice » de 1955 qui met fin au règne de Juan Perón[11].
