Marion Chaygneaud-Dupuy
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Marion Chaygneaud-Dupuy, née en 1980 dans le Périgord en Dordogne, est une écrivaine, alpiniste, humanitaire et bouddhiste française, ayant gravi trois fois l'Everest.
Elle vit entre 1998 et 2002 dans un monastère bouddhiste en Inde auprès de Bokar Rinpoché où elle apprend la méditation, avant de rejoindre le Tibet dans le but d'accompagner les nomades tibétains luttant contre la destruction de leur mode de vie. Elle est la fondatrice en 2012 du projet Clean Everest, dont l'objectif est de nettoyer la montagne de ses déchets. Elle écrit ensuite plusieurs ouvrages liés à ses expériences, rencontres et connaissances.
Marion Chaygneaud-Dupuynait naît en 1980 dans le département français de la Dordogne, dans une famille déconnectée de la société de consommation, vivant en quasi autonomie et proche de la nature[1]. Elle grandit dans le Périgord vert[2].
En 1996, elle fait un séjour à Calcutta en Inde avec sa meilleure amie Anna, qui est la fille du médecin philanthrope Jack Preger (en)[3],[1], médecin des rues anglais[4]. Elle aide les populations et côtoie la maladie et la misère pendant environ un mois[1]. En rentrant de son voyage, au cours duquel elle comprend qu'il est de son devoir de se mettre au service de la vie et du vivant, elle décide de faire vœu de chasteté, de se raser la tête et de commencer des retraites bouddhistes près de chez elle en Dordogne[4].
En 1998, elle obtient son baccalauréat et part étudier le bouddhisme et le tibétain dans l'Himalaya[1]. Puis, ayant besoin d'un mentor pour avancer dans son projet spirituel, elle rejoint le monastère de Mirik de Bokar Rinpoché, où elle apprend la méditation. Elle réside tout près du monastère, ne pouvant vivre avec les moines, mais partage tous ses repas avec eux[4]. Elle y reste quatre ans avant de ressentir le besoin d'agir et de mener sa vie autrement[1]. Elle rejoint alors le Tibet pour aider les populations[5].
Ainsi, à partir de 2002, elle passe deux ans dans l’Université du Tibet à Lhassa pour étudier la philosophie, la littérature et la poésie ancienne et moderne. Parallèlement, elle commence à accompagner les nomades tibétains via des projets éducatifs, selon un souhait de Bokar Rinpoché[6]. Afin de gagner sa vie, elle devient également guide de montagne dans l'Himalaya[5]. « Sa vraie raison d'être au Tibet n'est cependant pas l'ascension et le nettoyage de ses plus hautes montagnes, mais l'accompagnement des nomades dont le mode de vie est en plein bouleversement face à la modernisation et à la destruction des écosystèmes[1]. »
Elle gravit trois fois l'Everest[7] : en 2013, 2016 et 2017. Elle fonde en 2012 le projet Clean Everest, pour lequel elle est lauréate du Prix Terre de Femmes 2019 de la fondation Yves Rocher, doté de 10 000 euros[8]. Grâce à son association, huit tonnes et demie de déchets, sur dix tonnes estimées, sont descendues du massif entre 2016 et 2018[5]. En 2018, elle crée l’opération Cash for trash, spécialement consacrée aux déchets abandonnés à partir de 7 000 mètres jusqu’au sommet, menée par des guides locaux rémunérés[1].
Elle part ensuite vivre en Suisse pendant le confinement puis partage sa vie entre la Suisse et le Luxembourg[9],[10].
En 2020, elle publie son autobiographie, Respire, tu es vivante, de Lhassa à l’Everest, une aventure écologique et spirituelle[1]. Son histoire inspire sa cousine Silène Edgar qui publie la même année un roman jeunesse, 8 848 mètres, racontant sa vie au Tibet et ses ascensions[11],[12].
En 2023, elle publie L'Everest du potentiel, 7 étapes pour révéler ses forces. Il s'agit d'un ouvrage permettant à son lecteur, en huit semaines, le temps d’une ascension, d'ôter les barrières qui l'empêchent d’atteindre son plein potentiel[13]. Elle y évoque écologie, spiritualité, peuples premiers et dépassement de soi[14].
En 2025 sort L’Himalaya et la vie du plateau tibétain, un ouvrage réunissant ses propres réflexions nées de ses rencontres avec les peuples nomades et les photographies de quatre photographes : Mario Colonel, Olivier Föllmi, Simon O'Dwyer et Jed Weingarten. Elle y évoque notamment le plateau Tibétain, surnommé le « troisième pôle » car il est une source d’eau pour près de deux milliards de personnes, et donc un indicateur majeur du changement climatique[15].