Marion Slitine
anthropologue et chercheuse au Mucem et à l'EHESS
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Marion Slitine née en 1986 est une historienne et anthropologue. Elle est chercheuse au Mucem et à l'EHESS. Elle est spécialisée sur l'art palestinien contemporain.
Biographie
En 2007, Marion Slitine obtient une double licence en histoire et en histoire de l’art à l'Université Paris-Sorbonne. Elle poursuit ses études avec une licence d'arabe à l'Inalco, puis un master d'histoire contemporaine à l'Université Paris-Sorbonne et un master d'histoire comparée à Institut d'études politiques de Paris[1].
Elle écrit une thèse en anthropologie sociale et ethnologie sur l’art contemporain en Palestine[2], intitulée La Palestine en créations. La fabrique de l'art contemporain, des territoires occupés aux espaces mondialisés[3].
En 2020, elle est lauréate pour sa thèse du prix du musée du Quai Branly - Jacques Chirac[3] et d’une mention spéciale du jury du Prix de thèse Moyen-Orient et mondes musulmans[4].
En 2020, elle contribue au livre Penser la Palestine en réseaux. Elle dédie un chapitre aux réseaux de l’art contemporain de Palestine, sous le titre Un nouvel espace postnational ?[5].
Elle explique qu'à partir des années 2010, le Hamas a créé des syndicats d’artistes et financé des collectifs. « Il est tout dans l’intérêt du Hamas de redéployer cette politique culturelle pour montrer au monde sa légitimité », avance-t-elle[6].
En 2023, elle est commissaire associée de l'exposition Ce que la Palestine apporte au monde[7] à l'Institut du Monde Arabe[2].
En 2024, elle dénonce dans Mediapart la politique d’anéantissement culturel et identitaire de Gaza (un "culturicide") qui s'ajoute à la destruction des vies humaines et des infrastructures urbaines[8].
Marion Slitine contribue au livre Ce que la Palestine apporte au monde[9] aux éditions Seuil[10].
Elle est chargée de mission culturelle à l'Institut français à Jérusalem[11]. Elle est secrétaire générale du Cercle des Chercheurs sur le Moyen-Orient[12].
Elle est responsable d’un séminaire sur l’anthropologie de l’art contemporain au Moyen-Orient à l’IRIS (EHESS)[13].
Distinctions
- prix de thèse du musée du Quai Branly - Jacques Chirac, 2020
