Scolarisé à Mâcon au lycée Lamartine où il effectua ses études secondaires, Marius Lacrouze, passionné de mécanique et d'aviation dès son plus jeune âge, obtint en son brevet de pilote à l'école de pilotage d'Ambérieu-en-Bugey[3].
Audacieux, il se fit rapidement connaître dans le monde de l'aéronautique. Surnommé «le roi des loopers» en raison de ses multiples acrobaties, il participa à de nombreux meetings aériens, suscitant la vocation d'une autre célébrité mâconnaise, Bernard Barny de Romanet. Il traversa à plusieurs reprises la mer Méditerranée. En 1914, à Chalon-sur-Saône, il fut la vedette d'un meeting aérien où il stupéfia les spectateurs en simulant une panne avec pirouettes, boucles successives et sauts périlleux.
À la mobilisation, il fut nommé chef-pilote à l'école militaire d'Ambérieu-en-Bugey. Puis son expérience et son habileté l'appelèrent à Paris comme pilote d'essai à titre civil.
Marius Lacrouze trouva la mort à Villacoublay le , à l'âge de vingt-six ans, alors qu'il essayait un avion de chasse à la demande de Louis Blériot. Atteignant les quatre cents mètres d'altitude, les ailes de son appareil se détachèrent du fuselage et il s'écrasa.