Marjorie Proops

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière juif de Golders Green (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Marjorie Proops
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière juif de Golders Green (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinction
Vue de la sépulture.

Marjorie Proops, née le et morte le , est une journaliste britannique principalement connue pour ses chroniques de confidences sentimentales qu'elle écrivait pour le Daily Mirror sous le nom de Marje. Elle fut décorée de l'Ordre de l'Empire britannique en 1969.

Elle est née à Woking le sous le nom de Rebecca Marjorie Israel, fille aînée d’Alfred et Martha Israel. Plus tard, son père changea leur nom de famille en Rayle, cédant avec résignation aux préjugés de l’époque. Elle passa son enfance au-dessus des pubs que son père tenait à Londres, où la famille s’était installée[1]. Elle était plus douée qu’intellectuelle à l’école, ne brillant véritablement qu’en anglais et en dessin, et possédant une belle voix de contralto. Sur les conseils de ses professeurs, qui lui déconseillèrent de passer le baccalauréat, elle suivit une formation au Hackney Technical College, où elle apprit le dessin — une compétence qui la mena à son tout premier emploi, dans un atelier près de Smithfield, pour un salaire de quinze shillings par semaine. Son mentor à l’atelier était une certaine Rose May, que Marje chercha à imiter en tout : son maquillage prononcé, ses chapeaux extravagants, et même son habitude de fumer sans relâche. Il fallut attendre près d’un demi-siècle et la découverte d’une artère carotide obstruée pour qu’elle renonce enfin à la cigarette — et à ce long fume-cigarette devenu une partie emblématique de son image[1].

En 1934, elle fit la connaissance de Sidney Proops. Leur engagement fut officialisé trois jours après leur rencontre, et le mariage fut célébré en à la synagogue de Shacklewell Lane, à Dalston (Londres). Leur union dura cinquante-trois ans et donna naissance à un fils, Robert, en 1941[2].

Elle résidait à St John’s Wood, dans le nord de Londres, dans une maison élégante mais modeste, restait attachée à ses convictions socialistes, et conduisait une MGB GT avec panache. En 1978, elle fut nommée rédactrice en chef adjointe du Mirror par Mike Molloy, une distinction qu’elle considéra comme son accomplissement professionnel le plus important[1].

La fin de sa vie fut marquée par de graves problèmes de santé : un accident vasculaire cérébral survenu lors d’un pontage cardiaque en 1979, deux prothèses de hanche, un cancer du sein en 1992, et une dépression sévère en 1986. Elle affronta chacune de ces épreuves avec un courage remarquable, continuant à publier sa chronique sans interruption[1].

Marjorie Proops est décédée à Londres le . Elle repose au cimetière juif de Golders Green (Golders Green Jewish Cemetery), situé au nord de Londres.

Travail

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI