Famille van der Noot
famille noble belge
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La famille van der Noot est une ancienne famille noble belge subsistante issue de la noblesse des Pays-Bas du Sud (Duché de Brabant), dont les origines connues remontent au XIIIe siècle. Elle fait partie des nombreuses branches dérivées d'un des lignages de Bruxelles, le lignage Steenweeghs. Elle a compté plusieurs échevins et bourgmestres de Bruxelles ; ses représentants contemporains sont en Belgique les actuels détenteurs du titre de marquis d'Assche[1].
Branche de Carloo
Branche de Vrechem
Branche d'Assche
Branche de Mélin
Branche d'Ettelbruck
Branche de Frisange
Branche d'Elzange
Branche de Sentzich
Branche de Koenigsmacker
Branche de Richemont
Branche de Thionville
Branche de Sarre
Branche de Metz
| Famille van der Noot | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | d'or à cinq coquilles de sable rangées en croix. | |
|---|---|---|
| Devise | Respice finem | |
| Branches | Branche du Risoir
Branche de Carloo
Branche de Vrechem
Branche d'Assche |
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| Période | XIVe siècle - nos jours | |
| Origine | ||
| Demeures | Château de Carloo Château des Amerois |
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| Charges | Président du Congrès national Échevin Bourgmestre Avocat Amman Chambellan |
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| Fonctions militaires | Capitaine | |
| Fonctions ecclésiastiques | Évêques Abbés |
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Personnalités
- Laurent Van der Noot, échevin en la ville de Bruxelles dans les années 1450 et 1460. Il est un personnage important de l'histoire de la famille. Laurent van der Noot s'est allié à Marie Van Voorspoel issue d'une "bonne famille".
- Jan van der Noot
- Philippe Érard van der Noot (1638-1730), évêque de Gand de 1694 à 1730 ;
- Maximilien Antoine van der Noot (1685-1770), évêque de Gand de 1742 à 1770 ;
- Henri van der Noot (1721-1827)
- Théodore van der Noot d'Assche (en) (1818-1889) ; il fait construire de 1856 à 1858 par l'architecte Alphonse Balat le palais du marquis d'Assche ou hôtel van der Noot d'Assche, de style néo-Renaissance italienne, à Bruxelles[2].
- Georges van der Noot, bailli de Mélin, soi-disant membre des troupes impériales qui assiégèrent Metz en 1552 où il aurait trouvé la mort comme l'affirment Houwaert et Azevedo. Marié à Barbe d'Ursel, issue de la branche d'Aschriane (non loin de Londerzeel)[3].
Branches
La filiation suivie de la maison van der Noot débute avec Guillaume Uten-Steenweghe, dit van der Noot, mort avant 1296, marié avec Élisabeth ou Isabeau, dont le patronyme est ignoré, morte avant 1310, avec laquelle il eût plusieurs enfants[4]. Ces époux sont à l'origine de plusieurs branches [5] :
Branche du Risoir
Ligne aînée, longtemps possessionnée de la seigneurie de Risoir, à Haute-Croix, en néérlandais Ter Rijst à Heikruis, rattaché à Pepingen, éteinte au XVIIIe siècle. Cette branche passa au XVIIe siècle avec le titre de baron de Stiernberg, au service du roi Charles XI de Suède, puis à celui du Roi Charles XII de Suède[6].
À cette branche, appartenait Thomas van der Noot, baron van der Noot et de Stiernberg, qui fit construire en 1671-1672 le Palais van der Noot, à Stockholm.
Les van der Noot de Risoir ont, par les van der Linden, Locquenghien, Hornes, Salm-Kyrbourg, Hohenzollen-Sigmaringen, une postérité dans la Maison royale de Roumanie, dans la Maison royale de Belgique et dans la maison ducale de La Trémoïlle[7].
Branche de Carloo
Formée par Gaspard van der Noot, chevalier, seigneur de Carloo, capitaine d'une compagnie de deux-cents hommes de pied († 1573), second fils de Wauthier VII van der Noot, seigneur du Risoir, et de Catherine Hinckaert, dame de Carloo.
La seigneurie de Carloo a été érigée en baronnie en 1678 par le Roi Charles II d'Espagne, en faveur de Roger Wauthier van der Noot[8]. L'un des frères de ce dernier, Philippe-Érard van der Noot, fut évêque de Gand de 1694 à 1730. Son neveu, Maximilien Antoine van der Noot, fils de Roger Wauthier, fut à son tour évêque de Gand de 1742 à 1770[9].
Branche des comtes van der Noot de Duras
Branche éteinte issue de Philippe François van der Noot, baron de Carloo, député de l'État noble de Brabant (1682-1759), par son mariage, en 1705, avec Anne Antoinette Josèphe d'Oyenbrugge (1691-1717), dame de Duras [10]. Leur petit-fils, Jean Joseph Philippe van der Noot, né en 1746, fut créé comte van der Noot en 1769 par l'impératrice Marie-Thérèse[10] et fut député des États de Brabant[11]. Il fit construire l'actuel château de Duras[12]. De son mariage, en 1784, avec Florence de Ruysschen, est issue uniquement une fille, Josèphe Louise van der Noot de Duras, mariée en 1803 avec le prince Louis Eugène Lamoral de Ligne (1766-1813), d'où est issue l'actuelle Maison de Ligne. Veuve, Josèphe Louise van der Noot de Duras se remaria avec le comte Charles Ferdinand d'Oultremont, d'où postérité qui conserve le château de Duras[13].
Branche d'Assche
Issue de Charles Bonaventure van der Noot (1684-1761), frère de Philippe François van der Noot, baron de Carloo, cité au paragraphe précédent. Charles Bonaventure van der Noot reçut en 1716 le titre de comte van der Noot de l'empereur Charles VI[14]. Sa descendance a été reconnue en 1816 comme appartenant à la noblesse Belge et subsiste au XXIe siècle en Belgique. Les représentants de cette descendance portent le titre de comte et leur chef le titre de marquis d'Assche[1], tirant son nom de la localité d'Asse, située dans le Brabant flamand. Il existe actuellement deux branches de van der Noot d'Assche. Depuis le décès du chef de famille, Wauthier van der Noot, 11ème marquis d'Assche (1928-1994), la branche aînée est emmenée par Henri van der Noot d'Assche, nouveau Marquis d'Assche, qui compte aussi parmi ses membres son frère cadet, le comte Edouard d'Assche et la comtesse Eve d'Assche, et la branche cadette emmenée par le comte Antoine van der Noot d'Assche dont sont issus Charles-Antoine d'Assche, Gael d'Assche et Gregory d'Assche.
Branche de Kieseghem
Adrien van der Noot († 1523), quatrième fils de Wauthier V van der Noot, seigneur de Risoir, et de Dympne de Grimberghe, épousa Catherine Rampaerts, dame de Kieseghem. La seigneurie de Kieseghem fut érigée en baronnie en 1675 par le Roi Charles II d'Espagne, en faveur de leur arrière petit fils, Léonard van der Noot[8]. La descendance de ce dernier s'est éteinte au XVIIIe siècle dans la famille française Leroy de Valanglart[15].
Branche de Moorsel et Vrechem
Formée par Geldolphe van der Noot, chancelier de Brabant († 1492), fils de Wauthier III van der Noot, seigneur de Risoir, et frère de Wauthier IV van der Noot, aussi seigneur de Risoir[16].
L'un des représentants de cette branche fut Henri van der Noot, l'un des chefs de la Révolution brabançonne.
Un autre de ses représentants, Joseph van der Noot, bourgmestre de Moorsel, membre du Conseil provincial de Flandre orientale (1807-1891), obtint en Belgique en 1842 une reconnaissance de noblesse et l'autorisation de porter le titre de baron. Au XXe siècle, ses descendants sont implantés aux États-Unis[1]
Branche de Mélin, devenue luxembourgeoise et lorraine
La branche de Mélin est issue de Gerelm van der Noot († 1404), marié avec Marie van Uthem, petit-fils de Guillaume Uten-Steenweghe, dit van der Noot, premier auteur connu de la famille, et frère de Wauthier I van der Noot, lui-même auteur de la branche de Risoir, Carloo, Assche, Kieseghem, Vrechem.
Au XVIIe siècle, Martin van der Noot et son frère Gérard, fils de Henri van der Noot et de Catherine de Paris, tous deux mercenaires et originaires de Mélin quittent leur région. Le premier s'installe à Ettelbruck, il est l'auteur de la branche luxembourgeoise. Le second s'installe à Richemont et fonde une branche en Lorraine[17].
Branches issues des descendants de Martin et de Gérard van der Noot
Liste des branches issues Martin et de Gérard van der Noot[17]
- Branche d'Ettelbruck
- Branche de Frisange
- Branche d'Elzange
- Branche de Sentzich
- Branche de Koenigsmacker
- Branche de Richemont
- Branche de Thionville
- Branche de Sarre
- Branche de Metz
Armes
Les armes de la branche d'Assche, anciennes branches de Risoir, Carloo, Duras, Kieseghem se blasonnent ainsi : D'or à cinq coquilles de sable, posées en croix[réf. nécessaire]
Les armes de la branche de Moorsel et Vrechem (États-Unis) se blasonnent ainsi : D'or à cinq coquilles de sable posées en croix, à la bordure engrelée de sable[réf. nécessaire]
Les armes de la branche franco-luxembourgeoisese blasonnent ainsi : Écartelé au I et IV, d'or à cinq coquilles de sable rangées en croix (qui est van der Noot), au II et III, d'azur à trois fleurs de lys au pied coupé d'argent, deux en chef, une en pointe (qui est de Clutine).[18]

Demeures de famille
- Château de Duras (Belgique)[12]
- Palais du marquis d'Assche (Bruxelles)
- Château du Risoir, à Haute-Croix (Ter Rijst à Heikruis), rattaché à Pepingen, wikipedia néérlandais ;
- Palais van der Noot (Stockholm)
- Château de Carloo (disparu), autrefois situé dans le quartier Saint-Job de l'actuelle commune d'Uccle
- Château de Kieseghem (disparu), à Meensel-Kiezegem, rattaché à Tielt-Winge.