Marronnier (journalisme)

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Marronnier
Présentation
Type

Un marronnier est, en journalisme, un article de presse ou un reportage d'information de faible importance, qui sert à meubler une période d’actualité creuse, et qui revient à intervalles réguliers.

Le marronnier est ordinairement consacré à un événement récurrent et prévisible, avec des sujets souvent simplistes, parfois mièvres.

« Chaque année, à cette époque, les journaux ne manquent pas d'annoncer que le fameux marronnier des Tuileries, l'arbre du 20 mars, est en feuilles. » (Le Journal illustré, 1865)[1].
Des fleurs de marronnier à fleurs rouges.

Tous les ans, aux premiers jours du printemps, un marronnier à fleurs rouges fleurissait sur la tombe des Gardes suisses tués lors de la journée du dans les jardins des Tuileries à Paris ; et tous les ans, un article paraissait dans la presse pour s'en faire l'écho[2]. Une autre version, bonapartiste, est rapportée, sous le Second Empire, par Alphonse Hermant : « Une légende populaire, — nous disons légende parce que nous ne trouvons le fait consigné dans aucun historien, — raconte que, le de l’année 1815, jour de la rentrée à Paris de l’Empereur à son retour de l’île d’Elbe, le marronnier dont il est ici question se couvrit de fleurs, alors que tous ses voisins entr'ouvraient à peine leurs bourgeons. Le fait fut très-remarqué, et regardé par les partisans de l’empire comme un heureux présage »[1].

Dans le journalisme anglophone, une notion proche du marronnier est l’evergreen[3], aussi appelé avec dérision chestnut[3] ; les deux termes, qui désignent au sens propre une plante à feuilles persistantes et une châtaigne, font appel à la métaphore de l'arbre comme le marronnier.

Exemples

Parmi les marronniers les plus courants, on peut citer les articles concernant les soldes, le changement d'heure d'été ou d'hiver, le marché de l'immobilier, les départs en vacances, la rentrée scolaire, les fêtes de fin d'année, la météo ou encore les embouteillages[4].

On peut également citer les « serpents de mer »  des sujets non saisonniers mais néanmoins régulièrement traités  sur des thèmes sociétaux, historiques (au gré des innombrables commémorations possibles), scientifiques, etc., quand ce n'est pas purement anecdotique[5]. Par exemple, la récurrence du thème de la franc-maçonnerie dans la presse hebdomadaire française est un véritable cas d'école du « serpents de mer »[6],[7].

L'émission Le Dessous des images rapporte que le marronnier peut concerner les images d'illustration elles-mêmes : une même image, provenant d'une banque d'images d'agence de presse, peut ainsi être utilisée par de nombreux médias et de manière systématique pendant des années pour le même événement récurrent, par exemple lors la rentrée scolaire[8].

Stratégie éditoriale

Notes et références

Voir aussi

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