Mars-sous-Bourcq
commune française du département des Ardennes
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Mars-sous-Bourcq est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est. Ses habitants sont appelés les Martiens.
| Mars-sous-Bourcq | |
Place du village. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Arrondissement | Vouziers |
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise |
| Maire Mandat |
Michaël Audegond 2026-2032 |
| Code postal | 08400 |
| Code commune | 08279 |
| Démographie | |
| Gentilé | les Martiens[1] |
| Population municipale |
61 hab. (2023 |
| Densité | 13 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 23′ 51″ nord, 4° 38′ 31″ est |
| Altitude | Min. 100 m Max. 103 m |
| Superficie | 4,73 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Vouziers (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Attigny |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Géographie
Localisation
Géologie, relief et hydrographie
Le site de Mars-sous-Bourcq est dominé par la Côte de Champagne, excroissance de craie en limite du Bassin parisien, et en particulier par la butte de Bourcq. Le village est situé entre la butte de Bourcq et la vallée de l'Aisne. Il est sur une ligne de partage entre les sols de marnes (mélange de craie et d'argile) et les sols de gaize (roche d'origine sédimentaire). La vallée de l'Aisne qui a creusé la gaize est bloquée en profondeur par des couches d'argile, de sables verts et de calcaire[2].
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Muette, le ruisseau d'Arsson et le Fossé 02 de la commune de Grivy-Loisy[3],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 792 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulces-Champenoises à 12 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,6 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Mars-sous-Bourcq est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vouziers, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (97,6 %), forêts (2,3 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom du village évoque irrésistiblement le dieu romain de la guerre, Mars. L'historien du Vouzinois, Octave Guelliot juge que l'hypothèse d'un nom provenant d'un ancien temple gallo-romain n'est pas totalement invraisemblable[19]..
Mais il trouve plus convaincante l'analyse d'Auguste Longnon. Celui-ci s'appuie sur des rééditions par Benjamin Guérard de manuscrits de l'abbaye de Saint-Remi de Reims et sur les noms de localités du Porcien et du pays de Voncq y figurant, établissant la correspondance avec les noms actuels. Il en ressort que Mars-sous-Bourcq s'appelait en l'an mil Medarcum. Le d a été progressivement avalé, donnant Mearc puis Marc et enfin Mar ou Mars, la prononciation locale assourdissant la consonne finale[20].
Pour Octave Guelliot, cette hypothèse est confirmée par d'autres documents puisqu'on trouve Mearco dans une charte de 1119 de l'archevêque de Reims Raoul Le Vert. On trouve Marc dans un document de 1387 (Marc dessoubz Bourg).
Au XIVe siècle, Mart est la forme la plus utilisée, et Mars apparaît pour la première fois au milieu du XVe siècle[19].
Autrefois les gros villages, comme Bourcq, servaient de points de repère, d'où la dénomination.
Histoire
Au lieu-dit Saint-Léger, sur la partie ouest du territoire de la commune, un cimetière franc a été trouvé en 1913, avec des squelettes accroupis, des débris de poteries et différents objets, montrant une occupation ancienne de ce site dominé par la butte de Bourcq[19].
Une charte de 1119 de l'archevêque de Reims Raoul Le Vert[21] citait une église à Mars avec comme dépendances des chapelles à Bourcq[19]. Une maladrerie fut édifiée à la même époque en bas de la butte de Bourcq, entre le chemin reliant Bourcq à Mars et celui reliant Bourcq à Vouziers. La chapelle de cette maladrerie était sur les terres de Mars.
L'église fut rebâtie au XVe siècle et fortifiée en 1587, en pleine guerre de religion[22].
Les terres appartenaient aux comtes de Rethel puis se trouvèrent fragmentées entre différents fiefs et propriétaires.
À la veille de la Révolution, les d'Ambly se disaient seigneurs de différents lieux dont Mars. C'est le cas de Claude Jean Antoine, marquis d'Ambly[23], syndic de la noblesse de Champagne, vivant essentiellement à Reims, élu en 1789 aux Etats-Généraux par le bailliage de Reims[24], avant d'émigrer[25].
Le chirurgien Jean-Baptiste Caqué, originaire de Machault, possédait également une ferme à Mars, qu'il légua à son fils Henry Caqué, doyen de la Faculté de médecine de Reims, qui lui-même la légua à sa mort en 1805 à la ville de Reims. La ville de Reims l'a mis en vente en 1900[19].
De même, l'Hotel-Dieu de Rethel disposait d'une ferme sur la commune[19].
Un écuyer, Jean Baptiste de Coulon, était installé dans un manoir au lieu-dit Monplaisir, entre Mars et Blaise (commune aujourd'hui annexée par Vouziers). Ce manoir fut transmis par la suite à Charles Gaignières, chirurgien à Vouziers[19].
Aux limites des terres entre Mars-sous-Bourcq et Grivy, un moulin fonctionna jusqu'en 1884.
De 1828 à 1871, la commune de Mars-sous-Bourcq était fusionnée avec la commune de Bourcq. Puis elle retrouva son autonomie en 1871[26].
Politique et administration
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Mars-sous-Bourcq, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[27]. 7 sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Une seule liste, menée par Michaël Audegond, maire sortant[28], est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 7 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 77,5 %[29],[30]. Michaël Audegond est réélu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[31],[Note 3].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[35].
En 2023, la commune comptait 61 habitants[Note 4], en évolution de +10,91 % par rapport à 2017 (Ardennes : −2,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
L'église Saint-Martin est classée Monument historique depuis 1920[38].
- Église Saint-Martin
- de plus près.
Personnalités liées à la commune
- Jean-Baptiste Caqué (1720-1787), chirurgien de Reims, est un propriétaire important à Mars-sous-Bourcq avant la Révolution[19].
- Claude Jean Antoine, marquis d'Ambly, seigneur de Mars-sous-Bourcq à la Révolution, est élu député de la noblesse, pour le bailliage de Reims, aux États généraux de 1789. Il émigre et meurt à Hambourg en 1798[19].
