Militante syndicale active, elle est enlevée et retrouvée morte le , après avoir disparu pendant trois jours. Son cadavre est retrouvé dans la forêt près du hameau de Jegong (département de Nganjuk, Java oriental). Elle se fait violer et torturer. On retrouve son corps mutilé quelques jours plus tard, un peu plus loin de l'usine[1].
Les deux personnes qui ont pratiqué deux autopsies sur le corps de Marsinah, M. Haryono, employé à la morgue de l'hôpital de Nganjuk et le professeur Haroen Atmodirono, chef du service recherche de l'hôpital Soetomo de Surabaya, ont conclu que Marsinah était morte à la suite de graves sévices.
En 2002, la présidente indonésienne Megawati Sukarnoputri approuve une enquête menée par la Commission des droits de l'homme[2].
Le , elle reçoit le titre de héroïne nationale du président Prabowo Subianto pour son engagement dans la défense du mouvement ouvrier et sa lutte pour la justice[3].
Notes et références
↑(en) Blackburn Susan, Women and the State in Modern Indonesia, Cambridge University Press, , 185–186p. (ISBN978-1-139-45655-5, lire en ligne)