Marthe Flandrin
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Montmorency
| Naissance | |
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| Décès |
(à 82 ans) Montmorency |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Flandrin 2 (d) |
| Nom de naissance |
Marthe Cécile Paule Flandrin |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Père |
Louis Flandrin (d) |
| Fratrie |
Paul Flandrin (d) |
| Membre de | |
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| Influencée par |
Marthe Flandrin, née à Montgeron le et morte le à Montmorency[1], est une artiste peintre française spécialisée dans l'art de la fresque.
Marthe est la fille de Louis Pierre Félix Flandrin (1864-1939), professeur agrégé de l'université, et de Marie Héloïse Antoinette Roger, son épouse, sans profession[2]. C'est la sœur de l'architecte Paul Louis Marie Flandrin (1902-1936)[3], dont la femme est l'artiste verrier Simone Latron (1905-2000).
Après avoir suivi une scolarité classique, elle est admise à l'École des beaux-arts de Paris où elle intègre les ateliers de Jean-Pierre Laurens[4] pour la peinture et de Pierre-Henri Ducos de La Haille, pour la fresque, de 1926 à 1931. Elle est également élève de Grange[4].
Elle fait la connaissance d'Élisabeth Faure avec laquelle elle se lie d'amitié à l'occasion de son adhésion à l'Union des catholiques des beaux-arts[5]. Les deux femmes réaliseront ensemble plusieurs décorations d'édifices religieux, dont celle de la salle de réunion de l’association, rue Madame à Paris, avec une fresque intitulée Le Seigneur est mon pasteur… (1930). Elles œuvrent ensuite en 1931 au pavillon des Missions étrangères de l’Exposition coloniale[6] et, en 1935, à cathédrale Sainte-Geneviève-et-Saint-Maurice de Nanterre.
Elle remporte le prix Irma Lukinovic en 1934[4].
Marthe Flandrin est également membre de la Société de Saint-Jean[7] et y côtoie ses fondateurs Maurice Denis et George Desvallières. Comme beaucoup d'artistes, elle bénéficie des nombreux chantiers ouverts entre les deux guerres par le cardinal Verdier, puis subit la perte de ceux-ci par la décision du père dominicain Marie-Alain Couturier (1877-1954) d'ouvrir la décoration des églises à des artistes dit « modernes »[8], et n'ayant pas nécessairement la foi, ce qui déclenchera la querelle de l'art sacré[9],[10],[11],[12],[13]. À partir de ce moment[évasif], elle se consacrera aux relevés de fresques anciennes à travers la France.
Elle est lauréate de la Casa de Velázquez à Madrid. Du fait de la Guerre civile espagnole, cette institution s'étant provisoirement déplacée à Fès au Maroc, elle découvre ce pays avec son amie Élisabeth Faure de 1938 à 1939, les deux artistes travaillant déjà souvent ensemble depuis une dizaine d'années.
Elle réalise de nombreuses fresques dans des écoles et établissements publics[14], dont on ne conserve pour beaucoup que des photographies.
Elle est inhumée à Paris au cimetière du Père-Lachaise (57e division)[15].
Œuvres
Œuvres dans les collections publiques
- Avranches, musée d'art et d'histoire.
- Beauvais, musée départemental de l'Oise : huit peintures, trente-neuf aquarelles, vingt-neuf dessins.
- Boulogne-Billancourt, musée des Années Trente.
- Roubaix, musée de La Piscine.
Fresques
- 1929, L'Italie ou La cueillette des olives, fresque réalisée avec la collaboration d'Élisabeth Faure, préau de l'école des filles du no 7 rue Delambre à Paris (Georges Pradelle architecte).
- 1930, Le Seigneur est mon pasteur, fresque en collaboration avec Élisabeth Faure, salle de réunion de l’association Catholiques des beaux-arts, rue Madame à Paris.
- 1933, Sainte-Catherine de Sienne, église du Saint-Esprit de Paris [16].
- 1935, La Maison bâtie sur le sable, Le Mauvais serviteur, Les Vierges sages et les vierges folles, fresques du déambulatoire de la cathédrale Sainte-Geneviève-et-Saint-Maurice de Nanterre.
- 1937, Pavillon pontifical et Pavillon de la Parure à l'Exposition universelle de 1937 de Paris.
- 1939, Les Désastres de la guerre, fresque du hall du Pavillon des Nations unies à la Foire internationale de New York 1939-1940.
- 1941, L'Ange Vert (Message heureux), fresque du bureau de poste au no 7 du boulevard Haussmann à Paris. Conservée en partie au musée des Années Trente de Boulogne-Billancourt[17].
- 1941, fresques pour l'église Sainte-Germaine de Cachan.
- 1953, fresques du chœur de l'église de Givry-sur-Aisne.
- 1960, décoration du porche de l'église de Valognes (Manche).
Tapisseries
- 1953, Le Génie de la couleur, tapisserie de la manufacture des Gobelins.
- 1975, tapisserie de la manufacture des Gobelins pour la crypte de la cathédrale Notre-Dame de Chartres.
Mosaïques
- 1962, mosaïques du plafond de la basilique Notre-Dame-de-la-Trinité de Blois pour la Confrérie des trois Ave.