De retour à Montparnasse, elle devient l'amie d'Arthur Adamov, d'Antonin Artaud et de Roger Gilbert-Lecomte[2]. Elle crée aussi la revue L'Heure nouvelle dans laquelle elle publie ses premières traductions de Kafka. Elle contribue, ainsi que son mari, au mouvement qui vise à la libération d'Artaud de l'asile de Rodez. En 1941, elle rencontre le psychanalyste Michel de M'Uzan[2], qui devient son second mari.
Comme spécialiste et traductrice de Kafka[2], elle produit notamment les traductions des écrits intimes de cet auteur[2]: le Journal, la Correspondance 1902-1924, les Lettres à Félice, les Préparatifs de noces à la campagne, etc. Elle est aussi une essayiste. Son dernier texte a été publié en dans le numéro 2 de la revue Rémanences.
Marthe Robert a été, selon ses termes, la première non-juive à recevoir le prix de la Fondation du judaïsme français[2]. Elle a aussi reçu, en 1972, le prix Jeanne-Scialtel pour la Traduction des Œuvres complètes de Kafka, en 1973, le prix de l'essai pour le Roman des origines et origines du roman, en 1977, le prix des critiques pour le Livre de lectures ; en 1981, le grand prix de la critique pour la Vérité littéraire; en 1995, le grand prix national des Lettres[2],[3].